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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
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 Tu veux du poisson? [Crystella]

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MessageSujet: Tu veux du poisson? [Crystella]   Jeu 06 Juin 2013, 00:59

Que faisons-nous lorsque l’on est libre? Lorsque l’on est laissé seul, et que l’on nous dit de faire ce qu’il vous plaît? Des tas de réponses d’activités ou de réalisation de rêve doivent passer en vos esprits en ce moment. Mais alors que jamais de votre vie, vous n’avez connu cela? Que ferriez-vous? Il est difficile de comprendre ce moment important de confusion que vécu Nébiros. Il fallait avoir connu les mêmes choses que lui pour partager ses étranges émotions qui s’étaient chamboulées en lui. Incompréhension, frayeur, gêne, hésitation… Et bien plus encore. Il n’y avait pas si longtemps que la créature avait perdu son maître, qui s’était fait un plaisir de le dresser comme un vulgaire chien de garde, et qu’il vagabondait au gré de ses instincts. Il s’était retrouvé à Reilor, là où il avait rencontré ce vampire, qui avait tant bien que mal essayé de lui faire comprendre sa nouvelle liberté. Un concept encore trop flou pour lui, dont il avait bien du mal à assimiler. Si bien, que lorsque son nouveau maître… ou plutôt son professeur, le laissa seul, probablement qu’il avait d’autres affaires plus urgente a faire que de se trimbaler avec ce démon tout crasseux -comme d’aller dormir au lever du jour- , Nébiros resta à l’endroit que Zeviehl l’avait laissé sans y bouger. Son enseignant allait bien revenir l’y chercher, non? Pourtant aucun ordre lui avait été donné de rester là à l’attendre.

Les heures avaient passés, et le jour s’était fait sur la ville, les habitants allant et venant ne manquaient pas de le dévisager, ce jeune homme assit tel un chien, attendant sagement le retour de son maître. Son apparence peut agréable, avec toute cette saleté, dont du sang séché, qui le recouvrait, n’avait rien pour plaire à la population et aux commerçants du coin. C’était même plutôt inquiétant. Alors qu’il ne faisait pourtant rien. On ne manqua pas de le chasser assez rapidement. Les menaces d’appeler la garde, n’avaient pas eu d’effet sur lui, il ne semblait même pas comprendre ce qu’on lui disait d’ailleurs. Alors on s’y était prit de la même manière qu’avec un animal déplaisant. A coups de balais! Nébiros s’était résigné à quitter Reilor pour la journée. Tout ce monde… Trop de monde! Tant pis pour le vampire, il avait fait son choix. Il partirait le temps que le soleil serait présent, et le soir, lorsque la ville serait de nouveau calme, alors il y retournerait pour le retrouver.

Et c’est ainsi, que le jeune démon partit au grès du vent, n’ayant qu’une pauvre vision avec toute cette luminosité, voir quasi nul, et c’était son flaire qui le guidait. Loin de toute civilisation, voilà ce qu’il voulait! Et calmer ce mal de crâne… A trop apprendre de chose, ça vous travaillait les méninges et c’était douloureux! Peut-être que s’il dormait un peu? Il était dû pour une sieste, après avoir passé jours et nuits éveillé, mais un endroit sécuritaire devait être trouvé. Il avançait à l’aveuglette, à quatre patte au sol, il lui arrivait fréquemment de s’érafler les mains, et de trébucher sur les saillit qu’il ne pouvait apercevoir. Cette satanée vision défaillante qu’il avait! Un œil en moins, arraché par son éleveur, et l’autre recouvert d’une blancheur laiteuse, traumatisme de bien des mauvais traitements. La nuit, il y voyait à la perfection, mais le jour, la lumière l’aveuglait, réfléchissait dans ce blanc, et il n’apercevait que de flou contour rapproché. Il vagabondait en ne cessant de penser à cette liberté qu’il possédait. Libre de faire ses propres choix. Encore il venait d’en faire un! Celui de s’éloigner de la ville. Tout a l’intérieur de lui, il en sentait une joie inconnu, dont sont visage inexpressif n’arrivait pas a démontrer. Il pouvait choisir!!

Nébiros choisi l’odeur de l’eau et des poissons. Évidement… S’il y a quelque chose à manger, vous pouvez être certains d’y croiser la bête! Son escapade en devint toute fois plus difficile, avec tous ses rochers qui venaient soudainement se mettre en son chemin, et qui semblaient être de plus en plus nombreux, alors que l’odeur de l’eau était plus près de lui. Il s’assomma quelque fois sur les pierres, mais cela ne l’arrêta pas. Qu’étais-ce que quelques bleus de plus sur son corps déjà couvert de cicatrice et blessure ressente? Il avait récolté une blessure à l’épaule, lors d’un combat avec un géant. Blessure qui était en vois de guérison d’ailleurs. Alors de petits cailloux ne lui faisaient pas peur. Il ne connaissait pas la peur.

Ses mouvements d’ondulation félins s’arrêtèrent à l’instant que sa main plongea dans l’eau. On pouvait apercevoir un petit cerne de terre et autres saletés, qui se forma autour de celle-ci. Le démon resta stoïque pendant un instant. Il avait trouvé l’eau, à présent, comment pêcher le poisson s’il ne pouvait voir? Sa seconde main alla rejoindre la première, et il se pencha vers l’avant pour aller laper le liquide. D’abord se désaltérer, ensuite les questions techniques. Il secoua ses ailes décharnées et redressa la tête en tendant l’oreille. A défaut de la vision, son ouïe pouvait parfaitement lui servir de guide. Il y avait quelqu’un dans les parages, il en était sur, il pouvait aussi sentir son odeur. Mais le cri que fit son estomac, lui indiqua ses priorités. Il sortie ses mains de l’eau et se dirigea vers sa droite, là où il pouvait entendre l’eau taper contre la roche. Il y devinait un endroit idéal pour la pêche.

Ce fut à l’aveuglette, les mains et les pieds glissant sous les prisent qu’il essaya de trouver, qu’il grimpa sur la roche plate. Ce devait être un spectacle charmant à voir. Il ne fallait pas avoir peur du ridicule pour être à sa place. Mais l’opinion des autres, Nébiros n’en avait que faire. La seule chose qu’il pouvait se soucier, c’était de déplaire à son maître. Hors, celui qu’il considérait son maître actuel, dormait profondément de par la présence de l’astre solaire. Il s’étendit de tout son long sur la pierre, et les bras pendant dans le vide, ses mains replongèrent à l’eau. La pointe des arrêtes de ses ailes firent de même, touchant la surface de l’eau, en guise d’appât pour ses proies. Les poissons avaient fuit le bord sous le mouvement qu’il avait provoqué, mais la créature demeura immobile, si bien, que la populace du lac, revint lui tourner autour des mains. Après quelques longues minutes d’attente, il sortit vivement son aile droite de l’eau, un poisson se découvrant soudainement une capacité à voler, retombait vers lui. C’était grâce au bruit de la friction du corps humide avec l’air, qu’il l’attrapa avant qu’il ne retombe à l’eau, et Nébiros y planta sans tarder, ses dents acérées. Du poisson frais!!! Quel délice!! Il ne se souvenait pas d’avoir mangé pareil festin de toute sa vie.
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MessageSujet: Re: Tu veux du poisson? [Crystella]   Jeu 06 Juin 2013, 12:11

Ceux qui me connaissaient auparavant seraient bien surpris s'ils me voyaient aujourd'hui, avec ma petite canne à pêche et mon panier à provisions, marchant lentement vers le lac Olia. Certains se demanderaient ce que j'ai bien pu faire de mon navire et de ma flotte, de mon équipage et de mon violon. Moi la reine ce cœur, la folle furieuse, la sanguinaire. J'ai tout simplement subi une mutinerie. Je n'aurais pas cru cela possible, mais pourtant c'est bien ce qu'il m'est arrivée. Je vais vous la faire simple, je me suis cru trop supérieure, trop intouchable. Je ne me suis jamais méfiée quand un de mes plus fidèles matelots m'apportait mon thé tous les jours. Comment aurais-je pu me douter qu'il me droguait pour m'affaiblir. Qu'il a fini par me plonger dans un profond sommeil et m'abandonner ici, à Reilor.

J'ai appris de source sure qu'une partie de l'équipage s'est rebellé et que mes navires se sont affrontés. La Diligente a été coulée et mes hommes qui m'étaient restés fidèles ont été exécutés. Je n'appartiens plus à l'équipage de Dante, le prince des Océans. Il ne donne plus de nouvelles depuis qu'il a retrouvé sa petite peste de Norui. Il ne mérite pas que je travaille pour lui. Finalement, cette mutinerie semble m'avoir libérée. Je n'ai pas besoin d'être sous ses ordres pour être libre. Je n'ai pas besoin d'être une pirate pour avoir ce que je désire. Ce monde regorge de choses à découvrir, de personnes différentes à rencontrer. Je sais qu'un jour il refera surface, je sais qu'il reviendra me voir. Ce jour-là, je ne sais pas qu'elle sera ma réaction, mais il est clair que je ne vais pas passer mon existence à l'attendre. Aujourd'hui je suis une résidente permanente de Reilor, je travaille à la protection de cette superbe ville je fais partie de la Garde de Reilor. Croyez-moi qu'il y a de quoi faire avec cette immense ville et son port tout aussi gigantesque.

Je ne cherche pas à me venger pour la mutinerie. C'est ainsi chez les pirates. On ne vit pas vraiment vieux, soit on meurt dans une bataille soit on se fait destituer. C'est le code de la piraterie. Je pense qu'intérieurement je souhaitais me départir de tout cela. Je n'avais jamais rien fait d'autre au cours de ma vie. J'ai tellement été déçu par ce cher Prince des océans, que me départir de lui n'est pas un mal.

C'est donc pour cela qu'aujourd'hui j'ai décidée d'aller pêcher au bord du lac Olia. Il paraît que c'est un coin superbe en cette saison. Le climat est plutôt clément ces temps-ci et j'ai quelques jours de repos jusqu'à la fin de la semaine. Autant en profiter vous ne croyez pas?

Après de longues, mais agréables minutes de marche, j'arrive enfin devant cet immense lac. Dommage que je n'ai personne pour partager ce genre de moments, mais je sais que ça viendra. J'observe la quiétude de ce lieu, je m'autoriserais peut-être une petite baignade en fin de journée, l'eau est magnifiquement claire et le soleil risque de taper assez fort. Au loin j'aperçois un animal qui semble s'abreuver dans cette eau pure et fraiche. J'esquisse un sourire et ne fais aucun bruit pour ne pas le déranger. Je vais me choisir un coin assez éloigné afin de ne pas l'effrayer. Je m'installe tranquillement sur l'herbe fraiche, commence à sortir mes appâts quand je me rends compte que cet animal a quelque chose qui cloche. Je n'ai jamais vu ce type d'animal auparavant, mais il faut dire que je suis plutôt une spécialiste de la faune aquatique.

Je décide de me rapprocher. Je raccroche ma canne dans mon dos, reprends mon panier et avance lentement vers lui. Il semble être recouvert de sang, peut-être est-il blessé ? Il semble chercher un endroit plus propice pour se désaltérer. A mois que ce ne soit...mais oui, il semble se servir de ses pattes pour attraper un poisson. Je l'observe quelques instants, il grimpe tant bien que mal sur la roche, ici on se trouve en bordure de montagne, les poissons doivent être plus simples à attraper. Un bon coin de pêche tiens !

Je regarde la créature et la détaille. Ce n'est pas une bête comme les autres. Je distingue non pas des pattes, mais des mains et des pieds. Des ailes déplumées sortent de son dos, son cou et ses membres arborent des bracelets métalliques, comme si quelqu'un l'avait attaché. D'ailleurs, une chaine pend depuis son collier. Qui peut bien faire cela a un animal...animal dans l'attitude, mais pas dans le physique, non, on dirait ces démons que je croisais lorsque j'étais enfant. Nous les démons n'avons pas tous le physique d'un humain. Ce pauvre démon a dû être maltraité par ici, tomber sur des personnes qui l'ont enchainé, car il était différent. Les gens n'aiment pas ce qui est différent. Pourtant, nous sommes tous différents...

Ah ! Il vient d'attraper son premier poisson ! Quelle vivacité ! Il faut que je trouve un moyen de l'approcher. Sans l'effrayer toutefois. Je ne veux pas le faire fuir, s'il est blessé il faut que je le soigne, et s'il a échappé à son maitre, ce dernier mérite une bonne correction. On ne doit pas faire cela à son animal. Surtout quand celui-ci n'est pas un animal !

Je pose mon panier, je fais un peu de bruit, je veux qu'il m'entende, mais pas qu'il ait peur. Je déplie ma canne à pêche, sors un appât, l'accroche à l'hameçon et lance la ligne au loin. Je jette un coup d'œil sur la créature, je suis sûre qu'il m'a vu. Je tente une approche.


« Je vais voir si je suis aussi douée que toi »

Je ramène ma ligne, rien. Je relance, pas pratique de faire un bon lancer sans faire de gestes brusques. Je ne veux pas qu'il croit que je vais lui mettre des coups de cannes. Quelques minutes passent, j'ai l'impression que j'ai capté son attention. Je reste tout de même sur mes gardes, il ne faudrait pas que je fasse attaquer.

« Bon, tu es bien plus rapide que moi, j'ai l'impression que ces petits poissons se méfient »

Ma canne tremble, la petite clochette au bout de la ligne tinte, j'ai attrapé un poisson ! Je mouline et hisse le petit animal tout frétillant. Il fait une bonne taille, il devrait lui plaire. Je ramène la ligne jusqu'à moi, décroche ma prise et la lance a la créature, à mi-distance entre lui et moi. Je l'appâte en quelque sorte. C'est comme ça qu'on s'attire les faveurs des animaux, en leurs offrants à manger et en leur parlant calmement, sans faire de gestes brusques.

« Tiens, prends-le, tu as déjà fini ta prise, et puis il n'en manque pas dans le lac, faut pas se priver »

Je pose ma canne derrière moi et reste assise tranquillement, observant la réaction de la créature. Le poisson sur le sol fait quelques petits sauts sur place. Il semble avoir encore un faible espoir de survie. Quelle idée...

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MessageSujet: Re: Tu veux du poisson? [Crystella]   Ven 07 Juin 2013, 02:11

L'oeil fermé, la créature dévorait son poisson sans se soucier du cartilage, le broyant simplement entre ses dents pointues pour l'avaler avec tout le reste. Il en avait la moitié de dégusté, lorsqu'il entendit l'être présent se déplacer vers lui. Ennemi ou autre? On ne pouvait dire ami, puisque Nebiros n'arrivait toujours pas à comprendre ce que c'était. Il n'avait pas d'ami. En fait... si... le vampire qu'il avait rencontré à Reilor en était un, mais encore fallait-il lui apprendre toutes les bases, pourtant évidente, de l'amitié. Il dressa l'oreille, à l'affut du moindre danger qui pouvait s'en découler, sans pour autant cesser de manger. Qu'on ne vienne pas lui voler son poisson! Ou ça allait faire mal!

Il écouta cette voix féminine sans s'arrêter dans ce qu'il faisait. Il ne sentait aucune menace émaner d'elle. Bien que son allure semblait décontractée et insoucieuse a continuer son repas, il n'en restait pas moins sur ses gardes. Si la démone l'avait attaquée, il aurait su répliquer avec une agilité bien particulière de son... éducation. Bien rapidement, la tête de sa proie disparue entre ses lèvres, et Nébiros tourna enfin son visage vers elle. N'apercevant qu'une silhouette, dont il était incapable de voir cette couleur flamboyante de ses cheveux. Que faisait-elle? Elle voulait attraper du poisson avec cette baguette? Mais... Comment saurait-elle que le poisson serait prêt à être attrapé ? Comment ferait-elle, même, pour l'en sortir de l'eau?

Intrigué, la bête se redressa affin de s'asseoir sur son roc, à la façon d'un chien, ses ailes repliées collant à son dos et le cliquetis de sa chaine accompagnant son mouvement. Il avait penché la tête sur le côté, écoutant l'eau, écoutant la femme, et essayant de percer cet épais brouillard de sa vision en désirant voir avec plus de détails ce qu'il se passait. Il ouvrit la bouche en s'apprêtant d'expliquer le meilleur moyen, selon ses connaissances limités, d'attraper du poisson, mais il n'eut besoin de ne rien dire. Son oeil s'ouvrit en grand lorsqu'elle tira sa ligne a elle, un poisson se débattant au bout du fil. Étais-ce la clochette qui avait attiré le poisson? Ou bien le signal qu'elle en avait un? Quelle façon étrange que d'attraper sa nourriture...

Il ne comprit que trop tard, que cette étrangère lui lançait sa proie. Autrement il aurait bondi, et avant même que l'appât ne toucha le sol, il l'aurait attrapé en sa gueule. Il entendit le choc humide du poisson contre le sol, et ce ne fut qu'a l'invitation de la femme, qu'il daigna bouger. Sans autorisation, il n'aurait rien fait! Mais comment descendre de ce roc en étant presque aveugle? Chose simple... il s'avança trop prêt du rebord, et il le dévala, cognant contre les excroissances, culbutant sur lui-même sans même n'émettre le moindre son de douleur, malgré le mal qu'il en ressentait. Ce fut cul par-dessus tête qu'il atterrit au bas de son piédestal. S'il était ordinairement doté d'une très grande agilité féline, de jour il était plutôt un vrai gougeât, accumulant les maladresses.

Nébiros se redressa sur ses quatre membres et se frotta brièvement les côtes. Elles étaient encore sensibles de cet affrontement avec le géant quelques jours plus tôt. Il huma l'air et écouta l'animal faire des bons sur le sol en quête de sa précieuse eau, avant de s'en rapprocher pour tenter de l'attraper sans le voir. Une joute s'en suivi pour essayer de le prendre. Chose peu évidente lorsque l'on avait une vision aussi défaillante que la sienne. Il jongla, bien malgré lui, avec le poisson qui lui échappait des mains. Son repas se retrouva sur le sable, essayant de sauter jusqu'à l'eau. Nébiros le cherchait à tâtons, guidé par le bruit. Enfin il l'attrapa avant qu'il ne saute dans le lac, et ses griffes s'assurèrent de l'immobiliser cette fois. Il s'apprêta a mordre dans cette délicieuse chaire, mais s'arrêta dans son geste, tournant son visage vers la pêcheuse.

« P-Pourrr Nébiros? »


Sa voix grondante était imprégnée de crainte. Roque de toutes ses années de silence. Elle était comme celle des hommes qui ont trop fumé dans leur vie, une sonorité digne d'un rocker! Un contraste de rudesse avec sa petite taille et son allure jeune et délicat. Une délicatesse qui n'était que d'apparence, considérant sa forte endurance.

On ne donnait pas à quelqu'un sans attendre quelque chose en retour! Il voulait s'assurer que c'était bien vrai, et que ce n'était pas un test de son obéissance. Il voulait éviter les punitions. Il ne connaissait que la vie d'esclave, de protecteur, et ne savait rien du reste du monde, des us et coutumes, des choses aussi anodine que la pêche et usuel comme un bain. Et des nouvelles qui pouvaient circuler sur toute sorte de sujets d'actualité. Nébiros était un ignare.

Il mordit enfin dans la proie offerte, arrachant la tête sans se soucier du sable, de la terre, de l'herbe et de toutes les autres choses qui avaient pu adhérer à cette peau écailleuse pendant leur lutte. Ça ne serait toujours que des assaisonnements naturels! Quoi que voulait cette inconnue, il était prêt à la servir pour le cadeau qu'elle lui faisait. Enfin cadeau... l'animal ne le voyait pas ainsi, il s'attendait à faire quelque chose en retour pour elle. Il se rapprocha de la démone de la façon d'un singe, maintenant le poisson d'une main, et à quelques pas, il s'arrêta pour lui tendre. Pour partager. Il ne sentait pas l'humain en elle, ni la mort des vampires. Il ne savait pas exactement quelle race elle était, mais pour lui elle était supérieur et digne qu'il la serve.

«Quoi?....»

Nébiros n’était pas certain du mot qu’il employait pour en savoir plus sur ce bâton étrange. Il tendit sa main droite, la gauche tenant le poisson qu’il offrait toujours, et pointa la canne à pêche de la demoiselle. La curiosité l’emportant sur ses craintes, il avança un peu plus, pour finalement toucher le bout de bois, sa main lui servant de yeux. Il longea le bâton jusqu’à en atteindre le fil avec surprise. Il penchait la tête d’intrigue, et d’incompréhension. Et suivit la ligne sans songer, ni laisser le temps à Crystella d’intervenir, à l’hameçon qui se trouvait au bout. Sa respiration fit un soubresaut en sentant le crochet s’enfoncer dans l’un de ses doigts. Son expression s’illumina d’une certaine compréhension. Voilà qui expliquait certaines choses!! Mais… Elle avait bougé la ligne, alors pourquoi le poisson avait-il mordu à cela? Lorsque l’on bouge… on leur fait peur.

« Co… Com…ment?... »


Comment faisait-elle pour utiliser cet outil? Comment étais-ce possible que cela fonctionne? Il en était intrigué, mais préférait tout de même sa propre méthode. Enfin, s’il essayait, peut-être changerait-il d’avis. Bien que de sa façon, il fallait beaucoup de patience et d’endurance pour rester immobile, et être à l’affut du moindre poisson proche de sois pour l’attraper avant qu’il n’ai le temps de fuir. C’était la loi du plus fort! Et non pas celle de l’appétit des poissons… Il la regardait sans vraiment la voire, l’hameçon toujours dans le doigt sans vraiment sembler le déranger. Une goûte de sang perlait sur sa peau.

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MessageSujet: Re: Tu veux du poisson? [Crystella]   Ven 07 Juin 2013, 14:16

J’observe mon nouvel ami avec un certain amusement. Il semble assez curieux et beaucoup moins craintif que je ne le pensais. Son intérêt pour ma canne à pêche me touche, j’ai ici la preuve que ce n’est pas vraiment une bête. Que c’est bien un démon que l’on a éduqué comme un animal. Existe-t-il un moyen de l’éduquer différemment, peut-on lui redonner ce qu’il mérite ? Je n’en sais rien, je ne suis pas sûre d’être la mieux placée pour cela, et puis de toute manière ce n’est pas le sujet à l’heure actuelle. Non, là, il veut que je lui apprenne la pêche, du moins il veut que je lui montre le fonctionnement de la canne.

Je l’observe engloutir assez rapidement la totalité de sa prise, lui n’a pas besoin de vider le poisson et de lui ôter les écailles, même pas besoin de le faire cuire ! Quelle idée saugrenue voyons ! Je l’écoute s’exprimer, il parle difficilement, comme s’il savait parler naturellement, mais qu’on ne lui avait pas appris. Encore une fois c’est bien la preuve qu’il ne s’agit pas d’une bête. Ma curiosité me pousse à voir jusqu’où son côté humanoïde peut-il se révéler.


« Tu ne sais pas comment ça fonctionne ? »


Je désigne la canne à pêche qu’il s’est tout de même risqué à toucher au point de se planter l’hameçon dans le doigt. Sans geste brusque je lui retire délicatement, il ne faut surtout pas qu’il traverse son doigt sans quoi les lésions seraient plus importantes. J’ouvre mon panier et sors ma petite boite d’appât que je lui montre.

« Tu vois, en accrochant quelque chose que les poissons aiment, cela les attire. »

Je désigne des bouts de pain, des vers de terres et autres petits insectes. J’attrape un ver et le pique sur l’hameçon. Ensuite j’enroule ma ligne et la lance avec un geste bien plus vif que la première fois, afin d’aller plus au loin. Je plante ma canne dans le sol, il n’y a plus qu’à attendre.

« À présent, il n’y a plus qu’à attendre. Les poissons vont voir le ver et vouloir le manger. Lorsqu’un d’entre eux le mordra, il se retrouvera coincé sur l’hameçon, un peu comme ton doigt tout à l’heure. Alors, la clochette tintera et je pourrais le sortir »

Je sens qu’il m’écoute attentivement, je ne suis pas sûre qu’il comprenne tout ce que je lui dis, je ne sais pas si je ne devrais pas employer un langage plus simple. Mais bon, en faisant les gestes en même temps il doit sans doute mieux visualiser, mieux comprendre.

Il tient toujours son poisson, enfin le mien, enfin, celui que je lui aie offert, donc du coup le sien, qu’il semble m’offrir. Peut-être veut-il le partager ? Le problème est que je ne peux pas manger ça comme ça… Je cherche dans mon panier, si j’ai de quoi faire du feu. Oui, quelques allumettes, ça ira. Je regarde aux alentours et réunis rapidement quelques brindilles, déchire une page d’un ancien numéro de l’Essian Déchainé et allume sans trop de difficulté un petit feu.

Ma canne ne tinte toujours pas, je soupçonne le vers de s’être fait la malle. Pour l'instant, je laisse ça de côté, je vais tacher d’expliquer mon nouvel ami que l’on peut manger la nourriture de différentes façons. Il ne semble pas trop effrayé par le feu, ce qui n’est déjà pas trop mal. Je tire un petit couteau de ma poche est prends le poisson qu’il me tend.


« Ce n’est pas bon pour moi. Je dois le préparer pour pouvoir le manger. Je vais te montrer, tu pourras le gouter si tu veux après. »

Je me sers de mon couteau pour racler un maximum d’écailles, ce n’est pas trop difficile, le poisson n’est pas bien grand et je maitrise bien le geste, c’est l’avantage d’avoir toujours vécu en mer. Ensuite, j’ouvre le poisson en deux dans le sens de la longueur afin de l’évider. J’enlève tout ce qui n’est pas bon et un peu répugnant et voilà, mon poisson est fin prêt à être embroché. J’attrape quelques bouts de bois qui trainent aux abords du lac, les dispose sur les braises afin de garder la chaleur et avec la plus solide, embroche le poisson ? Je fais rapidement une sorte de trépied et pose le tout au-dessus du feu.

« Tu vois dans quelques minutes se seras cuit et on pourra le manger ? En attendant, on va regarder pourquoi la clochette n’a pas tinté d’accord ? »

Je sens que tout ce que je fais passionne mon nouvel ami, il observe avec une énorme attention le moindre de mes mouvements. Je remonte donc ma ligne et comme je m’en doutais, le ver s’est échappé.

« Là ça n’a pas marché, il s’est enfui, je vais devoir recommencer. »

Je lui désigne l’hameçon et le ver manquant. J’en attache donc un autre en faisant en sorte que cette fois-ci il ne s’échappe pas. Je relance la ligne et plante à nouveau ma canne. J’en profite pour retourner mon poisson, déjà cuit d’un côté et montrer la différence a ce démon très curieux. La clochette tinte cette fois-ci et je vois son visage s’illuminer de bonheur. Je m’empresse de remonter la ligne et ramène un poisson deux fois plus gros que celui qui est en train de cuire. Je le pose sur le sol non loin du feu.

« Alors, tu en penses quoi ? C’est pratique comme outil non ? Tu veux essayer ? »

La cuisson touche à son terme et je retire donc le repas du feu avant de le poser a coter de son grand frère. Je me demande si cela va plaire à mon compagnon extraordinaire.


« Tiens, mange, tu vas voir ce n’est pas pareil, peut-être que ça va te plaire. »


Je me recule un peu et le laisse faire. Jusqu’ici il s’est montré très attentif et assez patient. Il a à sa portée la canne à pêche, la boite d’appâts, le couteau, le petit feu et les deux poissons, l’un cru en train de mourir, l’autre cuit, en train de refroidir. Vers quoi va se porter son choix ? Va-t-il préférer tester ma technique de pêche, va-t-il vouloir expérimenter la cuisson ou bien découvrir par lui-même l’intérieur d’un poisson ? J’ai hâte de voir tout cela, en tout cas, je suis satisfaite de cette rencontre, j’ai en face de moi un être qui s’émerveille d’un rien et qui n’est pas agressif gratuitement. Cette journée semble nous réserver de bonnes surprises.
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MessageSujet: Re: Tu veux du poisson? [Crystella]   Sam 08 Juin 2013, 05:59

Nibéros était un peu comme ces animaux sauvages qui n’ont encore jamais rencontrés d’être civilisé. Ils s’approchaient de vous sans vraiment de crainte, ne connaissant pas cette nouvelle créature qu’ils rencontrent. Jusqu’au jour où ils tombent sur certaines bien moins plaisantes, et qui leur apprennent alors, que trop tard, de se méfier des étrangers. En même temps, le démon avait été maltraité presque toute sa vie… Alors pour lui c’était plutôt usuel. Et inusuel lorsqu’il rencontrait des personnes comme Crystella, qui lui démontrait de la gentillesse. Cette femme aurait très bien pu l’ignorer ou profiter de lui, au lieu de cela, elle prenait le temps de lui montrer l’art de la pêche! A sa question, il avait simplement hoché la tête pour lui faire comprendre qu’elle voyait juste. Et par le fait même, qu’il la comprenait. Non seulement il ne savait pas comment cela fonctionnait, mais jusqu’à ce jour il n’avait jamais vu, ni même entendu parler de la pêche! Comme quoi il avait vécu en un univers totalement différent avant.

L’animal ne sourcilla pas à l’enlèvement de l’hameçon, et suivit le reste avec une fascination non dissimulé. Il était incapable de toute façon, de masquer ses émotions. Le mensonge ne faisait pas partie de ses connaissances, alors il restait lui-même. Même si certains sentiments plus joyeux, ne s’exprimait jamais sur son visage. Pas encore du moins. Il comprenait que mieux à présent comment elle avait pu faire. Et en quoi l’hameçon pouvait servir, avec l’appât. Comme c’était ingénieux! Lui-même, si l’on accrochait un bout de viande à l’hameçon, il mordrait dedans! Alors il compatissait pour les pauvres poissons qui se faisaient avoir en étant guidé par leur ventre. Ils croyaient aller se nourrir, alors qu’en fait ils allaient plutôt nourrir quelqu’un d’autre! Ce ne serait pas cette pensé qui l’empêcherait d’en manger d’autre.

« Oh! »

Impressionné, voilà comment Nébiros était en apprenant tout cela. Il savait maintenant à quoi servait le crochet, les appâts, et puis cette clochette!! Alors sa supposition n’avait pas été mauvaise. C’était pas si compliqué que ça finalement. Mais ça restait quand même étrange, selon lui, comme méthode pour attraper le poisson! Étais-ce courant? Ou n’étais-ce que cette démone qui faisait cela? Il aurait eu tant de question à poser, mais les mots lui manquaient. Alors il se contentait de rester silencieux en admirant tout ce qu’elle lui montrait. Bien qu’il distinguait que sommairement les choses visuellement. Il avait au moins son ouïe et les explications pour combler le reste, son imagination ne manquant pas de tout bien illustré cela. Il sait qu’il ne reste plus qu’a attendre que le poisson mordre. Mais ensuite? Que fait donc cette inconnue? Elle venait de le perdre cette fois. C’était avec une totale incompréhension qu’il l’observait préparer son feu. Et qu’il s’en retrouva totalement aveuglé par les petites flammes. La lumière… comme il avait horreur de cela. Il craignait le feu en temps normal, mais cette fois? Qui sait… Mystère de la vie! Cette femme le mettait peut-être suffisamment en confiance pour que celui-ci, qui était relativement petit, ne l’incommode pas, autre que visuellement.

Il posa ses mains au sol en s’assoyant sagement. Acquiesçant simplement. Le moins de mots possible pour sa part. Il se souvenait qu’il ne voyait jamais son maître et sa cours manger de la chaire cru comme lui. Cette femme mangeait donc comme eux probablement. Et évidement! Elle n’était pas un animal comme lui, parbleu! Mais alors, leur nourriture provenait du même endroit? C’était le même poisson que lui? L’illumination se fit lorsqu’il sentit l’odeur de la cuisson. Alors là!... L’horreur!! Sacrilège!! Son œil s’écarquilla en fixant le repas sans même arriver à le voir. Il se redressa et tendis les mains en un geste désireux de sauver ce met! On ne brûlait pas la nourriture!! Elle allait devenir cendre!! Mais le feu… Son geste s’arrêta aussitôt, et son regard alla du feu à la dame et inversement. Paniqué. Voulant qu’elle arrête cela avant qu’il ne reste plus rien du poisson. Il ne pouvait le faire. Il savait que le feu ça faisaient mal! Mais Crystella semblait beaucoup plus préoccupé par sa canne à pêche pour remarquer quoi que ce soit.

Le vers c’était fait la malle? Mais quelle importance!! Elle était entrain de faire disparaître son repas!!! Si elle avait eu son attention jusque là, cette fois, elle était entièrement tourné vers se brasier. Il n’osait faire quoi que ce soit pour en retirer le poisson, de crainte de se brûler, ou bien pire, d’être puni. Il se rassit en croyant qu’elle venait enfin le retirer, mais non! Elle le retourna simplement! Et le tintement… Il tourna son globe blanc vers l’étendu d'eau, mitigé entre la joie d’une nouvelle proie, et la désolation de voir l’autre être ruiné. Ce que la femme avait du prendre pour une illumination de bonheur… Une chose qui pourtant était impossible encore de s’exprimer sur ses traits trop sérieux. Un sourire, un rire, le bonheur, rien de tout cela ne s’était affiché sur se visage abimé, depuis de très longues années. La dernière fois remontait certainement à son enfance, avant que sa mère ne le vende pour s’en débarrasser…

Il suivi de l’œil le nouveau poisson, sans ne répondre à Crystella. Elle venait de le perdre. Il était beaucoup trop préoccupé par ce repas qu’elle ruinait selon lui! Enfin… Heureusement, elle en avait pêché un nouveau, et plus gros! Ce qui le consolait légèrement. En autant qu’elle ne le mettait pas au feu lui aussi!! Et elle voulait qu’elle mange cette chose qu’elle avait fait cuire?? Nébiros posa son œil blanc avec perplexité sur cette inconnue. Ne croyant pas pour une fois, ce qu’on pouvait lui dire. Non impossible que cuit ce soit meilleur. Il n’y avait plus rien de frais maintenant!! Et ça allait être chaud!! Le poisson ça se mangeait à la température ambiante, pas chaud! Pas cuit! Il se pencha tout de même au-dessus de ses deux choix, et huma leurs odeurs. Il s’attarda sur la version chaude, et ce fut d’un plissement de nez et d’une grimace d’horreur, qu’il attrapa le cru, et se redressa pour le manger.

« Pas bon… Pas… f…frrrais… »

Le démon pointa avec dédain le repas si généreusement préparé par sa compagne. Hors de question qu’il mange ça!! Il s’éloigna un peu avec le poisson cru qu’il dégustait, de peur qu’elle le mette à son tour à cuire. Et puis ce nouveau met rapidement terminé, il se rapprocha pour aller manger tout ce qu’elle avait sortit du poisson avant. Mais quel gaspille!! Toutes ces viscères qu’elle avait jetée là! Les écailles et les nageoires! Il n’en laissa pas une seule miette, et puis il attrapa la canne pour se mettre à l’œuvre. On lui avait montré, maintenant c’était la pratique. Curieux de le tester lui-même.

« M… manger… »

Il attrapa un vers dans la petite boîte, restant hésitant quelques secondes, en lutant pour ne pas le manger lui-même… Et coinça la tige entre ses genoux, tenant l’appât de sa main gauche, et de la droite allant chercher l’hameçon qu’il s’entra à nouveau dans la peau.

« Ha… hammm.. çon… »

Un mot bien difficile, et nouveau pour lui, qu’il essaya tant bien que mal de dire. Il répétait les étapes apprises en même temps de les exécutés. Nébiros accrocha le vers sur l’hameçon avec une certaines difficulté, après avoir déprit son doigts. Il du se reprendre à plusieurs reprises, mais ne sembla jamais démontrer le moindre signe d’impatience. Son expression demeurant des plus sérieuses, comme s’il s’agissait de quelque chose de capital à faire. Il lança enfin la ligne à l’eau et planta la canne dans le sol.

« Attendrrre… clo… cloche… »

Et voilà. Nébiros venait de faire sa première pêche à la ligne. Il se retourna vers Crystella, ne sachant plus trop quoi faire de sa peau maintenant. Avec sa méthode à lui, ça demandait de la concentration, de la patiente. Ça occupait tout son temps. Et là…Que faire en attendant? Il n’avait plus vraiment faim, mais quelle importance. Il y avait toujours de la place dans cet estomac la! Il jeta un rapide coup d’œil vers la clochette qui demeurait silencieuse, et il fit ensuite la moue en regardant la femme. Tirant sa lèvre inférieure vers l’avant.

« En… ennui… yant… »

Il baissa le regard à la recherche de ses mots pour en exprimer plus encore sur ce qu’il pensait. C’était difficile avec un choix restreint. Mais il fit de son mieux pour lui faire comprendre sa vision de la chose.

« P-pêche b… bâton… pas Nébi. Bâton prrr… prrend poisson, pas Nébiros… Pêche Nébiros, poisson p… p-prit par Nébiros!! »


Il se tapa le torse pour se désigner avec une certaine fierté. Ce qu’il essayait de dire, c’était que la pêche à la ligne n’avait aucun mérite pour le pêcheur. On laissait la canne tout faire le sale travail! C’était une façon lâche que d’attraper son poisson. Une façon injuste aussi pour la proie. Tendis que sa façon à lui, il avait tout le mérite de la réussite! C’était lui-même qui l’attrapait, et si le poisson se laissait prendre, ce n’était pas par appétit, mais par la loi du plus fort. Alors non… Il n’adhérait pas à cette méthode.

« Manger, ham… m…çon… pas… »

Il s’arrêta en cherchant de nouveau le terme juste, qu’il ne se souvenait pas avoir entendu. Un pli se creusa entre ses sourcils, trouvant cela énervant d’être incapable de communiquer plus convenablement avec ceux qui acceptaient qu’il le fasse.

« Pas… a…mu…sant… »


Étais-ce ça le mot? Oui il croyait bien. Pas amusant. C’était même très chiant a mettre ce vers sur cet hameçon!!

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Tu veux du poisson? [Crystella]

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