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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
"Le voyage est une suite de disparitions irréparables."
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."
"Dieu nous rêve. S'il s'éveille, nous disparaissons à jamais."
"Nous trouverons un chemin... ou nous en créerons un."
"Le rêve de l'homme est semblable aux illusions de la mer."
"Il n’est pas de vent favorable, pour celui qui ne sait pas où il va…"
"Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer."

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 Un navire pour Rosyel

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MessageSujet: Un navire pour Rosyel   Mar 02 Fév 2010, 23:41

Le ciel semblait s'être recouvert d'une toile qui illuminait plus l'Océan que le Soleil. La clarté de cette brume céleste éclairait le monde et il était impossible d'être ébloui par cette lueur blanche. L'eau salée de l'immense réservoir d'eau paraissait terne, obscure, paraissant encrée par un grand nombre de calmars. Le relief de ses vagues étaient à peine perceptibles par l'oeil et le bateau lui-même ne semblait guère secoué. De même, le vent n'avait pas l'air de souffler. Pourtant, les voiles du bateau étaient gonflées, se servaient de cette force de la nature pour faire avancer le bâtiment.
Les esclaves qui ramaient ne produisaient aucun son, aucun murmure, aucune étincelle de voix. Leurs mouvements étaient synchronisés, preuve d'une longue présence sur ces passerelles, continuant à ramer, qu'il y ait la faveur du vent ou non. Les seules personnes qui brisaient ce silence au beau milieu de la mer, sur ce navire, faisaient partie de l'équipage supérieur qui semblait être débordé et agissait avec rapidité et efficacité. Les marins couraient sans se toucher, se criaient des ordres de temps à autre, et le capitaine était en train de faire les cent pas dans sa cabine personnelle.
L'écho d'une foule provenait de l'intérieur du bâteau. Là, se trouvaient les nombreux passagers qui discutaient, disputaient, bavardaient, jouaient, riaient, buvaient, mangeaient, dormaient, ronflaient. C'était en majorité des membres de l'espèce humaine faisant partie de l'aristocratie et de la bourgeoisie, ou étant doté d'une importante fortune. Ces hommes et femmes n'avaient guère l'air de touristes ou mêmes d'employés d'affaires. Ils étaient certes vêtus d'uniformes sur mesure, d'élégantes robes sayantes, mais leur attitude dévoilait leur caractère... surtout immoral et mauvais. Un homme par exemple, assis à une table, accompagné d'un autre personnage encapuchonné, traitait affaire; affaire qui était bien plus qu'une simple transaction entre marchands, mais bien de la contrebande.
Ceci n'était qu'un exemple, en voici un autre : une femme de la vingtaine qui jasait avec un vieil homme portant un monocle. Ils tenaient chacun un verre vide mais dont le fond contenait quelques gouttes de vin noble; les yeux de la demoiselle fixant avec intensité les yeux d'un certain sénateur surpris par cette scène qui s'offrait à sa personne. Quelle que soit la raison pour laquelle cette jeune femme, seule, inconnue de tous, ait abordé le vieillard, elle l'avait entrainé dans un coin reculé de la salle, s'éloignant des autres passagers.

Il y avait d'autres personnes présentes sur les lieux et certaines, en nombre inférieur, étaient tout à fait normales. Nous ne nous soucions guère d'eux, tout comme eux ne se souciaient guère de nous.

Parmis ces individus, il y avait un Orc, le seul représentant de sa race dans ce navire. Il portait sur lui une armure et à son dos, une immense épée sans doute trop lourde pour un homme. Qu'est-ce qu'un Orc pouvait bien faire là ? Ces êtres barbares n'étaient qu'assoiffés par les batailles sanglantes et leur île natale, Ghurol, était tout à fait adaptée pour eux. Malgré cela, voici qu'un de leur espèce se retrouvait ici, dans cette même salle, occupant paisiblement une grande chaise. Pourquoi n'avait-il pas déposer ses effectifs dans sa cabine ?... Question stupide, rien qu'à voir la tête des autres passagers, on pouvait aisément soupçonner la présence de voleurs, autant parmis les clients que les membres de l'équipage.

Skaar Âme-Sanglante avait réussi à prendre place dans ce bâtiment suite à une rencontre avec un mystérieux être vêtu d'une cape. Il avait garanti à Skaar que le voyage serait gratuit s'il décidait de travailler quelques jours à son profit. Le travail était simple : surveiller à ce qu'une cargaison "spéciale" arrive à destination, sans gaspillage ni incidents. L'Orc avait alors accepté, sans comprendre pourquoi d'ailleurs, poussé par une simple envie de parcourir le monde afin de rechercher les réponses aux questions qu'ils s'étaient posés sur la nature et l'univers. On lui avait ensuite déclaré qu'il recevra de nouvelles consignes quand il sera à bord.
Par contre, il ne les reçut, pour le moment.

La cargaison était constituée d'une immense caisse en métal pouvant abriter une douzaine de bovins. Des trous avaient été percés ici et là tandis que l'ouverture avait été condamnée par un lourd cadenas. Le capitaine de l'équipage avait en sa possession la clef qui permettait d'ouvrir le conteneur.

Voici déjà une journée que le bateau avait quitté le port. Aujourd'hui, le temps était clément. Midi était passé depuis trois heures.

C'est alors qu'une ombre surgit discrètement d'une issue et se dirigea vers l'Orc. Une voix sifflante se fit entendre derrière ce masque sombre qu'avait créé la capuche de l'inconnu.


Je vois que vous êtes bien installé. Maintenant, pensez à jeter un oeil à la marchandise. Le capitaine est au courant de l'affaire. Lui seul est au courant. Vous pouvez en parler entre vous mais, malgré que ça soit inutile, évitez d'en discuter avec témoins. Le mieux qu'il faudrait faire serait de ne pas en parler du tout. La cargaison doit être livrée intacte.

Sur ces derniers mots, l'inconnu se releva et partit, l'Orc lui ayant répondu d'un simple signe de la tête affirmatif.
Le colosse à la peau verte poussa un soupir semblable à un grondement au fond de sa gorge.


*Une cargaison spéciale ? Je n'ai peut-être rien à gagner à en savoir plus si ce n'est quelques renseignements supplémentaires. Je devrais aller voir le capitaine... Plus tard.*

Quittant ses pensées, il s'aperçut que quelques personnes l'avaient fixé d'un regard dédaigneux mais s'étaient retournés quand il avait levé la tête.

Les Orcs étaient toujours mal vus par ces membres d'une race "civilisée". Peu importe.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Mer 03 Fév 2010, 21:30

- Où suis-je ? Pourquoi suis-je couché sur ces filets de pêche ?

Voila les premiers mots que je prononçai lorsque j'ouvris les yeux, la nuit était en train de tomber, recouvrant le monde de son manteau obscure. Devant moi, un navire noir comme les ténèbres étendait son ombre dans le crépuscule, c'était un bateau de transport et des centaines de personne se précipitaient à l'intérieur.

-Embarque dessus ! m'ordonna la voix.

- Pourquoi, j'ai horreur de ça, ça me donne le mal de mer ! répondais-je

- Fais ce que je te dis ! Tu veux pas la revoir non ? Et regarde, il y a du monde, tu vas pouvoir t'amuser, tu seras le démon de ce navire, il en faut pour tous !

Cet dernière perspective me décida. Oui, il fallait que je sois ce démon, il fallait que je fasse des expériences et le navire était rempli de cobaye. Décidé j'avançai vers l'embarcadère lorsqu'un homme, m'interpela :

- Et vous, votre ticket !

- Mais, je n'en ai pas ! Laissez-moi passe, je vous en pris !

- Désoler mais on passe pas sans ticket !

Je soupirais, il allait falloir que je le force. Puisque c'était ça, il serait le premier sur ma liste ! Je plantai mes yeux dans ceux de l'homme et murmurai quelque chose à son oreille. Il me laissa passer. Juste avant de de mettre les pieds sur le navire je lui demandai :

- Hep monsieur, vous pouvez me guider vers une salle vide et bien caché ? Je vous donnerai quelque chose en échange !

Devenus mon petit esclave, il monta docilement devant moi et me mena vers une cabine vide. Soudain, je le vis, la créature, c'était... je n'en croyais pas mes yeux, c'était un orc ! J'avais vraiment de la chance, si je le disséquai j'avancerai grandement dans mes recherches ! Je dus le fixer trop longtemps car il tourna la tête vers moi, me menaçant de son regard. Je détournai les yeux et continuai mon chemin. Le navire était remplis de sujet d'expérience, et le voyage allait durer quelques jour.

Ma futur salle d'opération était de taille moyenne, éclairé par une simple torche, la plongeant dans une semi-obscurité, en son centre trônait une grande table et une chaise, les deux étaient d'un blanc immaculé, bientôt elles seraient recouvertes de rouge. L'homme allait sortir de la pièce pour regagner son poste, je marmonnai quelque chose et l'homme s'affala sur le sol, je venais de l'endormir, j'allai pouvoir lui donner sa récompense, et la mienne par la même occasion.

Ça y est, tout était près, le matériel était à porté de main, les murs insonorisés et l'homme était sur la table, attaché par des liens magiques, il était entrain de ce réveiller, c'était nécessaire ! Je pris le scalpel et commençai, je lui ouvris le ventre et l'homme hurla, je fredonnais un air que les enfants chantaient et l'homme continuait de crier. Je remplaçai un organe par autre, en enlevant d'autre, les modifiants grâce à la magie noire et les remettant à leur place. Je refermai le patient, il parlait tout seul, il était devenus fou, incapable de se déplacer. Je le pris et le mis d'en un coin de la salle, bientôt il y en aurait partout. Pourtant, je m'étais ennuyé, pensant pendant toute la durée de l'opération à l'orc, il me le fallait, et vite !
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Mer 03 Fév 2010, 22:26

Un souffle de vent aussi léger qu'une caresse. La mer, immensité sans nom et infinie embrassant le ciel. Et surtout, ce vide, lourd, douloureux de la terre absente. C'était surtout cela que l'enfant des bois ressentait. Ce manque de terre lui causait un malaise atroce. Et ces humains... Immondes créatures!!!
Kementari était écœurée d'en voir autant et surtout aussi mauvais. Pourquoi mauvais ? Simplement parce que le vent lui soufflait leurs paroles atroces. Elle s'était posé dans un coin, légèrement en retrait pour esquiver ces créatures qui la remplissaient de répulsion depuis que ceux de leur race avaient assassiné sa forêt.

Elle s'était donc camouflée, de peur de se faire attaquer sans pour autant craindre ses grands dadais. Elle avait gardé son apparence de fée. De toute façon, sans terre, elle ne pouvait prendre son autre forme.

Soudain un craquement la fit sursauter. Elle se tourna et vit deux humain ou plutôt un humain et un autre humain... ailé ? Etait-il vraiment humain ? La petite fée en doutait mais une chose était sûr c'est qu'il était dangereux. Les éléments tournait autour de lui en une ombre malsaine pareille à une aura de ténèbres.

Elle le regarda descendre et disparaitre dans les tréfonds du bateau, méfiante, peu enviable pour cette créature noir, serviteur du malin. Puis elle sentit le vent qui dans son souffle, lui chanta la voix de la terre qu'elle approchait. Cette terre soit-disante magique où les humains ne sont pas les bienvenus. La frêle créature souhaitais pouvoir y retrouver les siens.

Et c'est perdu dans ses pensées, qu'elle observait le ciel quand un nouveau craquement retentit, la faisant sursauter. A peine eut-elle le temps de se retourner qu'un verre la bloqua, l'écrasant à moitié. Elle se baissa de peur de se blesser en battant des ailes puis la petite fée se releva et regarda ses agresseurs. Des humains. Elle fronça du nez. Des humains moches et puant en plus. L'homme qui la "tenait" sourit, lui présentant ses chicots pourries tandis que son compagnon se penchait pour observer leur proie.


"Hé regarde-moi ça ! Une fée ? J'y crois pas c'est la première que je vois ! Hé regarde ses ailes ! "

L'autre se pencha à son tour et ricana en donnant un coup de coude au second.

"Hinhinhin ! Tu sais quoi, on pourrait la revendre. Elle doit valoir un bon petit paquet de fric."

La fée se sentit frémir de colère, véxée d'être ainsi traité de marchandise. Elle leur adressa un sourire mauvais et cracha d'une petite voix, amplifiée par le vent afin qu'il puisse l'entendre :

"Si tu arrives à tirer un prix pour moi, je te conseille d'aller t'acheter de quoi te laver entièrement car tu pus autant d'un poisson mort depuis cinq jours. Et ta gueule de chien galeux sent le rat crevé. Tu dois faire fuir la moindre donzelle avec ta tête de morue."

Elle avait posé ses petits mains sur ses hanches, jugeant les deux bonhomme d'une manière hautaine malgré sa taille infime. Son agresseur se contracta sous les paroles de la fée puis cracha au sol et ricana de plus belle :

"Hé ben en voilà des manière de parler aux plus grands que toi, la mouche. Si je le voulais, je t'arracherais les ailes sans que tu ne puisses rien faire."

La fée sourit de plus belle et rigola à son tour.


"hé bien essaye, limace ! Comme ça je ne vais pas me sentir mal après t'avoir donné la leçon que tu mérites et qui se nomme le respect !"

Kementari le fixa tandis que le vent se levait, gonflant la voile qui se tendait comme la corde d'un arc. Des vagues commençaient à clapoter contre la coque du navire témoignant du début de colère de la petite créature. Il lui fallait juste attendre que sa prison de verre se lève pour donner à ses malpolis la leçon qu'ils méritaient. Finalement ses deux humains étaient vraiment mais alors vraiment mal tombés.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Jeu 04 Fév 2010, 01:11

Skaar s'était attendu à recevoir des instructions plus précises, de nouvelles consignes qui changeraient alors sa vision de la mission qui lui avait été confiée. La seule chose que l'étrange personnage encapuchonné lui avait dite était le même refrain qu'on lui chantait depuis le début : surveiller de près la cargaison. Etait-elle si importante que cela ? Oui, sans doute. Ils l'avaient sans doute choisi pour ce travail, ayant tout d'abord évalué son potentiel physique et son aspect mystique pour un Orc. De toute manière, il avait accepté : il tâcherait d'accomplir son devoir. Il ne reviendrai pas sur ses paroles.

Deux hommes passèrent à travers le couloir adjacent à la salle principale. L'un d'eux n'avait pas l'air dans son assiette et l'autre était encore plus étrange. Quand il croisa les yeux de Skaar, ce dernier décela un regard de convoitise, ou de joie. L'inconnu sembla avancer au ralenti, comme si leurs yeux se fixaient sans relache pendant des décennies. Au bout du compte, la cape noire fut masquée par le mur et les deux individus disparurent.
Le guerrier baissa la tête, pensif. Il y avait en effet une grande quantité de passagers étranges. Ils étaient tous vêtus de vêtements peu ordinaires. D'autres semblaient même être des clandestins comme ces deux gars là-bas avec leurs haillons.


*Hmm ? Pourquoi s'agitent-ils ainsi ?

Les deux humains s'étaient soudainement excités. Leurs lèvres s'étaient fendues en sourires qui laissaient paraître une dentition jaunie et manquant même quelques morceaux. Ils étaient mal coiffés, leurs peaux étaient couvertes de suie comme s'ils étaient sortis des catacombes. Skaar ne doutait pas une seconde que ces deux énergumènes étaient des bandits de première, sournois, opportunistes.
Le chaman sentit alors que le temps avait subitement changé d'humeur. Le bateau commença à houler. Le son des voiles qui se gonflaient résonna jusqu'aux oreilles de l'Orc. Il y avait quelque chose d'étrange.

Il se leva et s'approcha tranquillement des deux Humains excités. Ces derniers le virent et se murmurèrent précipitamment quelques paroles avant de se coller tous deux, l'un contre l'autre, leurs coudes se touchant, comme s'ils cachaient quelque chose qui se trouvait sur leur petite table. Ils regardaient d'un oeil mauvais l'immense créature qui se dirigeait vers eux. Skaar arriva auprès d'eux et les jugea du regard, les regardant de haut, du fait de sa taille immense.


Qu'est-ce que t'as toi l'Orc ? Tu veux ma photo ? Allez, du balais !
Ouais ! Les Orcs devraient être interdits dans ces locaux ! C'est une honte !

Skaar les fixait continuellement. Les deux hommes se turent comme impressionnés par la passivité qu'un être de cette espèce puisse faire preuve. En temps normal, ils auraient déjà été massacrés. Ils se regardèrent l'un l'autre, sourirent bêtement, et se retournèrent vers l'humanoïde à la peau verte.

Mais c'est qu'il est gentil comme tout cet Orc ! Un vrai Saint !
Doux comme un agneau ! T'es sûr qu'il ne s'agit pas d'un bâtard ? Hahaha ! Sans doute une de ces prostituées qui aurait pris son pied avec un Orc !

Deux mains fendirent l'espace-temps jusqu'à arriver à leurs cous. L'Orc les tenait à sa merci. Ils se débattaient, presque étranglés. Leurs mains tentaient de desserrer les doigts verts qui s'étaient accrochés sur eux, les maintenant prisonnier.
Skaar avait senti bouillir en lui, l'espace d'un instant, ce sang chaud et violent. Ses yeux prirent une teinte rouge comme s'il était animé d'une puissance barbare et incontrôlable. Il écarta ses bras; les manants quittèrent le sol et durent se relever pour éviter d'être pendus sur ces mains robustes qui les retenaient.


Ne me comparez pas à votre race infâme et insignifiante.

Sa voix était restée calme, grave, mais le ton exprimait bien une certaine haine, un mépris considérable, un dégoût. Il répugnait même à l'idée de toucher ces deux individus de peur que la Peste ne s'attaque à lui.
L'Orc aperçut alors un unique verre, retourné, qui enfermait une minuscule et frêle créature ailée sur la table : c'était sans aucun doute une fée. Il lacha brutalement les deux sots qui retombèrent lourdement au sol, toussant et crachotant, reprenant leur souffle avant de s'en aller en proférant des injures et des menaces en l'air.

Skaar ne perdit pas une seconde. Avec deux doigts, il prit le verre doucement et le releva, libérant la fée de sa prison, puis le posa à côté. Elle était ridicule, fragile, minuscule à côté de sa haute silhouette massive. La fée possédait une cheveulure d'un noir intense avec des mèches d'une couleur virant du gris (étaient-elles blanches durant l'hiver ?) au vert. Elle était pleine de couleur.
A sa connaissance, Skaar respectait les fées, et tous les êtres liés à la nature. Ils pouvaient certes être agressifs, imprévisibles, malicieux, mais l'Orc ne voulait en aucun cas en tuer, de peur de blesser la Terre-Mère. Quels que soient le caractère des fées, qui étaient connues pour leur caractère fier, moqueur, enfantin, Skaar les reconnaissait comme étant des filles de la Mère.
Paisiblement, il prit la fée au milieu de sa paume et la releva jusqu'à la hauteur de son visage. Il la regarda brièvement. Voyant qu'elle n'avait aucune blessure, il esquissa un sourire satisfait.


J'espère que vous laisserez le temps clément à la navigation aujourd'hui. Par un temps clair et nuageux comme celui-ci, la mer doit se reposer.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Jeu 04 Fév 2010, 21:11

Il était maintenant 23 heures, j'allais devoir effectuer une sale besogne, j'allais devoir révéler au navire que quelque chose tuait, j'allais devoir laisser un message de sang. Je pris l'homme devenue fou sur mes épaules, j'espérais ne pas être découvert, bien sur je savais me camoufler dans l'obscurité à un tel point que je devenais pratiquement invisible, mais on pouvait toujours me voir. Le cobaye chantait une chanson d'enfant. A cet heure ci, l'équipage devait dormir.

J'étais enfin sorti des sombres couloirs pour me retrouver à l'air libre. Je me camouflai immédiatement dans l'ombre, devant moi se tenait un immense mat, il devait bien faire 50 centimètres de diamètre, une échelle qui se trouvait à 30 mètres de moi montait à mi-hauteur de cette tour immense. Je commençai à avancer en sa direction lorsqu'un homme m'interpella :

- Et vous, qu'est-ce que vous faites ici ? cette zone est interdite au public.

Je ne répondis pas, il s'approcha de moi. Lorsqu'il vit mon fardeau, il fut étonné avant d'avoir peur. Il commençait à hurler lorsque je fis un geste de ma main. Il s'évanouit, ce sera ma future cible. J'arrivais à l'échelle, je commençai à monter, à chaque barreau passé, le poids de l'homme ce faisait plus lourd, mes épaules souffraient. Enfin arrivé, je fis tomber mes vêtements, révélant mes deux ailes noires, ces ailes que je détestais tant. Je les fis battre, restant en vole stationnaire, je ressemblais à un ange déchu, je positionnai le poignet de l'homme et grâce à un pieux magique, je le clouai au bois, le sang gicla sur mon visage. L'homme hurla, je lui lança un sort de mutisme. Je continuai ce que j'avais commencé. Une fois fini, une fois l'homme crucifié, je trempai mes mains dans le sang qui coulait et écrivis

La mort vient vous chercher !

Je redescendis en planant, une fois arrivé sur le sol je fus exténué, voler était très éprouvant pour mon corps, mon dos était en feu et j'avais mal partout. Je me revêtis et j'annulai mon sort, ma victime recommença à hurler. Bientôt il y aurait du monde qui se presserait devant mon œuvre. Je me pressai de rejoindre ma future victime, la pris et allai l'enfermer dans mon repère, je pris le temps de nettoyer ma figure. Je remontais sur le pont en fredonnant un aire gai, j'étais heureux. Je rejoins le pont, l'orc était toujours à son poste, il semblait parler à quelque chose.

"bientôt mon petit, bientôt" pensais-je

Un homme hurla en découvrant le corps et une foule commença à se former, je me fondis à l'intérieur. J'avais vraiment fais du bon boulot. Les visages étaient horrifiés, le mien pris la même expression. Quelqu'un essayait de détacher le crucifié, je me moquai intérieurement, c'était impossible. Le "sauveteur" trébucha en tirant sur ma création et tomba de plus de 10 mètres, sa jambe se brisa, bien fais ! Les hypothèses fusèrent, soudain, quelqu'un montra le message et la panique pris, en rentrant je devrais camoufler la porte. Je partis rejoindre mon futur jouet, un sourire sur le visage.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Ven 05 Fév 2010, 18:20

Kementari faisait face aux deux hommes sans un once de peur étant donné que c'était sa colère qui l'envahissait au fur et à mesure que les deux être lui parlaient. elle fronça son nez en une moue mauvaise, prête à déchainer une tempête quand l'un des maraud se tourna et sursauta avant de blanchir. Il se tourna et donna un coup de coude à l'agresseur de la fée qui se tourna à son tour et blanchit lui aussi, surprenant la petite fée qui ne pouvait pas voir venir le géant.

Ils lui tournèrent le dos dans un même mouvement, cachant la créature qui approchait. Pourtant l'enfant des bois entendait le bois craquer sous les pas du géant, sentait l'onde dans l'air qu'il provoquait et son souffle, calme et puissant. Elle abandonna la colère pour la curiosité, se demandant pourquoi quelqu'un venait les trouver.

Elle entendit les humains provoquer la créature qu'il nommèrent "Orc". Elle fronça des sourcils, tentant de se rappeler les caractéristiques de cette race. C'était un peuple jugé inférieur par les humains de part leur intelligence. Mais leur ferveur et leur puissance au combat n'avait pas d'égale. C'était une race méconnu mais qui inspirait le mépris des hommes (comme souvent face à des êtres différents d'eux à vrai dire...). C'est peut être pour cette raison qu'elle fut surprise de ne pas voir une mare de sang sur le sol quand ils le provoquèrent à nouveau. La fée, quand à elle, frémit d'indignation face aux propos proférés contre la créature.

*Comment peuvent-ils juger ainsi quelqu'un qu'ils ne connaissent pas ?!*

Mais la créature sembla alors s'éveiller car la fée vit soudain les deux humains s'élever du sol et se faire écarter, lui libérant la vue. La créature qu'elle vit alors lui sembla être un colosse face aux deux humains, et elle comprit alors pourquoi ils avaient pâli.
La créature portait une armure peut encourageante mais l'on voyait sa peau verte et ses yeux de chat qui fascinèrent immédiatement la petite créature par leur teinte en cette instant rouge. Elle le vit poser ses yeux sur elle et d'un mouvement, lâcha les hommes qui retombèrent lourdement sur le sol puis il s'avança vers elle et la libéra tandis que ses deux agresseurs proféraient des menaces contre l'Orc. Ce dernier semblait concentrer sur Kementari qui l'observait elle-aussi, ravie de découvrir pour la première fois une créature différente des humains.
L'orc lui tendit sa paume et la fée, grimpa dessus sans hésitation puis il la releva jusqu'à son visage. Un peu trop rapidement au goût de la fée mais elle avait l'habitude, les grands ont du mal à se rendre compte de leur puissance. Puis arrivée à hauteur de son visage, elle le vit la fixer puis il déclara d'une voix qu'elle jugea forte :


"J'espère que vous laisserez le temps clément à la navigation aujourd'hui. Par un temps clair et nuageux comme celui-ci, la mer doit se reposer."


La fée le fixa, surprise qu'il est senti le changement du temps puis sourit et rendit au temps son allure initiale, peu tentée de chercher noise à son sauveur. Elle frémit, appelant les éléments à elle et les calmant dans le silence de son esprit puis, alors qu'elle allait ouvrir les yeux, elle perçut encore ce trou dans l'air, cette vibration instable. Elle ouvrit les yeux et tourna la tête pour apercevoir l'humain noir, le démon. Elle secoua ses ailes, mal à l'aise et attendit que la sombre apparition eut disparut pour se tourner vers l'Orc.

"Merci de votre aide messire. Sans vous, il aurait fallu que je m'énerve et c'est fatiguant."

Elle lui dédia un sourire clair et déploya ses ailes, heureuse de pouvoir bouger à nouveau. Puis elle se décida à observer son perchoir. La main de son sauveur était grande, très grande, en tout cas, bien mais alors bien plus grande que celle d'un humain. On aurait pu y coucher quatre fée à l'aise voir même plus... Elle s'accroupit et effleura la paume de ses petites mains. La peau était épaisse et dure. Une peau de travailleur cela va sans dire. Elle tourna son visage et aperçut le manche de l'épée derrière la tête de la créature verte. Un guerrier. C'était un métier assez commun pour ceux de sa race. Enfin elle le pensait mais n'en n'était pas très sûre, peu renseigner sur les autres races vivant en ce monde. Elle se releva et regarda l'Orc

"Ravie de faire votre connaissance. Je m'appelle Kementari, je viens de la défunte forêt d'Istar. Paix au coeur de notre mère qui vient de perdre bon nombre de ses enfants"


La petite fée s'inclina doucement en l'honneur des éléments et battit de ses petits ailes de papillon avant d'ajouter :


"Et puis-je savoir à qui je dois une faveur ?"

A peine eut-elle dit ça qu'un cri retentit et qu'une foule se précipita au dehors. Un bruit de conversation se fit alors, tandis que la fée tourna la tête vers l'origine du cri, surprise. Elle jeta un coup d'oeil à l'Orc puis déploya ses ailes et s'élança en déclarant rapidement de sa voix amplifiée


"Je reviens !"


Elle battit des ailes à toutes allures et déboucha au dehors. Ce qu'elle vit alors la répugna et l'horrifia. Un malheureux était crucifié sur un mât avec un message sanglant écrit près de lui, visible de tous. La fée sentit encore l'aura de l'homme en noir et tenta de le voir dans la foule. Mais il y avait trop de gens, trop de mouvement et la petite créature se força à repartir, afin de prévenir l'orc quand soudain l'homme qui tentait de délivrer le blessé, trébucha. La fée se concentra alors de son mieux afin de limiter la chute de l'homme. Ce dernier heurta le sol avec moins de violence que la normale et ne se brisa que la jambe, épuisant l'enfant des bois qui perdit de l'altitude. La fée se décida alors à repartir. Elle redescendit quand elle aperçut l'homme en noir.
Elle fronça des sourcils, intriguée puis, se décida à le suivre afin de comprendre le fin mot de l'histoire. Elle le trouvait étrange et le vent semblait gémir autour de lui, souffrant de sa présence. La mère unique ne semblait pas l'avoir engendré car tout autour de lui, le monde criait à l'usurpateur. Le frêle enfant s'élança alors à sa poursuite car bien que la curiosité soit un vilain défaut, les fées en étaient remplies...
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Ven 05 Fév 2010, 23:03

L'ombre humanoïde surgit à nouveau dans le couloir. Skaar tourna la tête vers cet étrange inconnu et le fusilla du regard. Il y décela encore cette expression de folle convoitise. Ce n'était guère bon signe. L'homme en noir disparut à nouveau, continuant à avancer. Le guerrier chaman se concentra à nouveau sur la petite fée.

La minuscule créature paraissait intriguée par l'Orc. Un joli sourire se dessina sur ses petites lèvres. Elle l'examinait comme un enfant découvrirait un nouveau objet, attirant son attention. La fée toucha la paume du géant vert, comme si elle profitait de l'occasion pour pouvoir avoir un contact rare avec le corps d'un Orc. Quand elle déploya ses magnifiques ailes colorées, on aurait dit une veritable demoiselle ayant hérité des ailes d'un papillon.

Elle remercia l'Orc et se présenta sous le nom de Kementari, de la défunte forêt d'Istar. A ce nom, Skaar se rappela de cette ancienne forêt qui avait été exploitée par les Hommes. Il était évident que cette jeune fée ne portait pas les Humains dans son coeur.

Kementari s'inclina respectueusement. L'Orc lui répondit brièvement en inclinant la tête, tout en fermant les yeux. Elle lui demanda alors son nom mais il n'eut pas le temps de lui répondre : un hurlement strident venait de se faire entendre, provenant de la passerelle.
Aussitôt, tous les passagers de la grande salle se levèrent, averties et alertées par ce bruit. Ils se ruèrent tous à l'extérieur. La jeune femme qui avait emprisonné le vieillard entre ses serres laissa même tomber ce dernier pour se ruer vers la sortie. Les hommes aux allures étranges semblèrent expirer un long soupir de lassitude avant de se lever de leurs chaises.
Kementari fila comme l'éclair, battant de ses ailes, laissant une petite trainée de poudres de lumières colorées derrière elle, elle passa par la fenêtre qui était ouverte.
Skaar se tourna à son tour vers la sortie et aperçut cet individu voilé de ténèbres se fondre dans la masse. L'Orc ne s'était pas douté qu'il pouvait y avoir autant de monde sur ce bateau au règlement hors-la-loi.
On entendit une multitudes de portes s'ouvrirent, des cris de femme, des appels d'homme déçus, et même d'autres êtres étranges qui ne semblaient pas provenir de ce monde. Quoi qu'il en soit, tous se précipitaient sur la passerelle, avec les esclaves qui ramaient.

La fameuse lueur rouge réapparut derrière les pupilles de l'Orc. Celui-ci fut le dernier à quitter la grande salle; jetant d'abord un dernier coup d'oeil par dessus son épaule pour s'assurer que plus personne ne se trouvait dans la pièce avant de prendre le chemin vers la partie extérieure du navire, d'un pas tranquille.

L'équipage était déjà présente sur les lieux. En haut du mât, là où devait se trouver la vigie, qui faisait sa pause, il y avait un cadavre ensanglanté. Le sang coulait encore de ses blessures. Il avait été crucifié. Etait-il encore vivant ? Etait-il inconscient ? Etait-il déjà mort ? Skaar ne pouvait encore le savoir véritablement mais ce qui était certain, c'était qu'il allait mourir. L'être humain ne pouvait survivre à de telles plaies et à un tel châtiment.

Les esclaves continuaient de ramer. Avaient-ils vu quelque chose ? Il s'aperçut qu'il ne s'agissait plus des mêmes : ils changeaient régulièrement d'équipe de rameurs; les premiers redescendant dans les étages inférieurs du bateau pour nettoyer, réparer, ou se reposer tandis que les autres prenaient leur place.
Le sang avait apparemment giclé depuis le milieu de la tour, là où était située le cadavre et où la victime avait sans douté été exécutée. Le liquide rougeâtre avait continué de coulé sur le sol, formant une flaque de sang encore chaud qui s'était mêlé à l'eau de mer qui trempaiet déjà la passerelle.

Le capitaine de l'équipage arriva : c'était un homme à la barbe blanche et portant un cache-oeil gauche. Il avait un torse bombé et il était vêtu d'un uniforme de marin blanc. Son oeil droit laissait entrevoir son caractère grognon et grincheux mais, à travers ses rides, on pouvait aisément comprendre qu'il était d'une grande intelligence.. et qu'il fumait la pipe.
Il ne fut guère étonné par ce qui venait de se passer et son expression ne changea guère lorsque son regard se posa sur le matelot mort. Il réprima même un sourire. Skaar sentit que ce capitaine devait être au courant de ce qui se tramait sur ce navire... Même si l'auteur de ce massacre n'était au courant.

L'Orc analysa fixement le crucifié. Au bout d'une minute, il se retourna hâtivement et se rendit rapidement à sa cabine personnelle. Ses pas reproduirent le même son que les pas d'un homme normal qui marchait sur un parquet. Il savait qu'il fallait être discret, surtout dans ces étroits couloirs où sa grande taille passait de justesse.
Il pénétra ensuite dans sa chambre et referma la porte derrière lui. Il regarda à l'extérieur par le judas, ferma le store de la fenêtre et de la porte puis enleva son armure qu'il déposa dans un coin de la pièce, avec son épée broyeuse.

Il prit un sac posé sur son chevet et s'assit en tailleur au milieu de la chambre. Il sortit de sa veste en cuir un petit flacon qui contenait du sang : le sien. Il déposa le flacon à côté de lui puis il prit dans sa main une étrange feuille bleu, à la forme d'un piment, su petit cas. Il le mâcha et, en même temps, il sortit une corne nasal de drake qui se fendait en deux. Il y répandit à l'intérieur une mystèrieuse poudre rouge puis il referma la corne et la secoua avant de la jeter contre le sol, à moins de dix centimètres du sol. La corne ricocha contre le sol et s'ouvrit, répandant la poudre qui s'était alors transformé en un gaz rouge rubis, formant un brouillard peu épais dans la chambre. Avec vitesse et habileté, comme s'il avait déjà réalisé cette expérience de nombreuses fois, il cracha la feuille bleue, qui avait perdu du volume après avoir été mâchouillée et enduite de salive, et la posa dans l'un des deux morceaux de la corne. Il prit ensuite un fruit rond, aux rayures rouges et oranges, qu'il brisa en deux, libérant un jus onctueux qu'il but, comme s'il s'agissait d'une noix de coco, puis il croqua dans la chair et la peau du fruit, comestible. Il attendit un instant et huma le gaz rouge qui s'élevait comme une ombre menaçante.

Il ferma les yeux...

Puis les rouvrit.

Ses pupilles étaient devenus blancs. Dans son esprit, des images défilaient. Il y voyait alors une paire d'aile noire, la fée Kementari, le pauvre matelot qui se retourna avant de tomber dans le coma, le capitaine qui riait, amusé de la situation. L'image de la cargaison, vue de l'extérieur, se dévoila à lui avant de disparaître pour laisser paraître un écran totalement blanc avant qu'un écoulement de sang ne vienne rougir tout le paysage.
Le dernière image fut celle de la fée qui effaça cette couleur et redonna, à ce néant blanc, l'existence des mille couleurs.

Ses pupilles reprirent forme.

La chambre était redevenue normale. L'atmosphère chamanique avait disparu. Le rituel était fini.
Skaar prévoya le pire. Il fallait se tenir prêt. Il prit la corne de dragon et l'examina : la feuille bleue avait disparu. Il esquissa un sourire et rangea tout son matériel dans le sac qu'il ficela après avoir pris une nouvelle feuille, cette fois-ci rouge, qu'il mastiqua. L'Esprit des Ancêtres veillerait ainsi sur lui et lui apporterait le chemin de la vie.

Il ne prit pas son armure mais son épée. Il était à présent vêtu d'une tenue grise en cuir, déchirée par endroits. Ses cheveux longs d'un bleu foncé lui tombait derrière la nuque. Il sortit de sa cabine qu'il referma solidement puis se dirigea vers le pont, où il espérait rencontrer le capitaine en personne.


*Où es-tu passée Kementari ?..

Le fait de ne pas voir cette petite fée l'inquiétait bien plus que ce qui pourrait arriver de désastreux à ce bateau, à ses passagers, à sa cargaison, et à lui-même.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Sam 06 Fév 2010, 15:04

Je m'enfonçais dans les profondeurs du navire, les étroites coursives étaient éclairées par une torche tous les cent mètres, les plongeant dans l'obscurité. J'avais mal au dos, vraiment mal. Je tombais, Je pris une fiole à ma ceinture, c'était un anti-douleur, je bus son contenu cul sec, la douleur s'estompa. En me relevant je crus voir une petite tache de couleur, je me sentais observé. je commençai à chanter, une chanson macabre.

- Prend l'homme, coupe le, tranche le ...

Que se passait-il, j'étais nerveux, j'étais trempé de sueur, à chaque bruit je me retournais pour vérifier. Et la voix, elle se moquait de moi, elle semblait savoir quelque chose. Je me perdis dans le dédale de couloir, je ne reconnaissais plus rien, je paniquais, il fallait que je retourne à ma cabine, et cette voix, à cause d'elle je ne pouvais pas me concentrer. Le chemin sembla durer des heures, mais enfin je trouvai un indice, je n'étais plus perdu, je pouvais enfin rejoindre ma cabine.

Voila ! J'étais enfin en sécurité, dans ce nid blanc, au centre, sur la table, était couché l'homme, mon prochain cobaye. Après toute ces émotions, je pourrais enfin m'amuser. Je m'approchai de lui, la voix continuait de rire, pourquoi? Pourquoi se moquait-elle ? Ce n'était pas l'heure de réfléchir à ça, j'avais quelque chose de plus important à faire. Je pris un scalpel et commençai mon opération mais l'homme ne cria pas. La colère me pris, devenus fou j'hurlai en donnant des coups de lame dans le corps du pauvre homme:

- Hurle ! Pourquoi tu ne cries pas ? Pourquoi tu ne cries pas ! Tu m'ennuies ! Tu n'es d'aucune utilité !

Je me calmais et dis :

- Ce n'es pas toi qu'il me faut, c'est lui ! C'est l'orc !

Je ne pensais plus qu'à lui, il m'obsédait, envahissant mon esprit, à un tel point que tous les autres étaient devenus ennuyeux. Je ne pouvais plus attendre, il fallait que je le capture. La table blanche était maintenant devenue rouge, mon visage était maculé de sang. J'allais sortir le cherché lorsque la voix me dis :

- Non ! Ne sort pas !

- Pourquoi? Je ne peux plus attendre,l me le faut, il m'obsède !

- D'accord, mais avant, prend un bocal, il te sera utile.

Pourquoi voulait-elle que je prenne un bocal ? Je m'exécutai sans poser de question. J'ouvris la porte et compris. Une fée était en train de m'espionner. Dans geste vif je la capturais, je mis le bocal au niveau de mon visage et dis :

- Tu sais que la curiosité est un vilain défaut !

Je revint sur mes pas, vraiment, le navire était très interressant!
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Sam 06 Fév 2010, 22:27

Kementari se décida à suivre l'homme en noir, méfiante. Elle volait dans son dos, sentant la mort sur lui. Il semblait en pleine panique, se tournant à chaque instant comme s'il sentait la présence de la petite fée qui pourtant, faisait en sorte que le vent masque son odeur. Mais parfois, il se retournait brusquement, obligeant l'enfant des bois à s'arrêter de voler, afin de cacher l'éclat de ses ailes, la faisant ainsi chuter de quelques centimètres.

Sa petite taille était en cet instant un atout des plus intéressant car il ne faisait pas attention à elle et ne voyait pas son corps. Il devait croire voir un insecte. La frêle créature était inquiète car plus elle le suivait, plus elle lui paraissait fou à liée et macabre, surtout quand il se mit à chanter.

Elle aurait voulut hurler et lui envoyé une boule d'air condensé afin de l'envoyer par le bord tellement ses paroles étaient sombres et machiavéliques. Kementari pouvait comprendre les hommes qui se battaient pour l'honneur, pour vivre ou pour du territoire mais tuer pour le plaisir, cela l'horrifiait et la répugnait. Elle-même avait tué pour sa forêt mais si elle le pouvait, elle avait épargné des humains. La douleur engendrée par le meurtre était atroce pour les créatures des bois, plus sensibles que les autres espèces face à la souffrance des créatures de la Terre mère.
Tuer n'était pas dans les coutumes de sa races. La vie avait trop d'importance à leur yeux. Les fées étaient un peuple pacifique bien que joueur et malicieux mais leur fond était pure et leur rôle de gardien faisait d'eux des défenseurs plus que des attaquants.

La fée se secoua un instant, chassant ses pensées afin de se concentrer, puis reprit sa traque. L'homme tournait en rond et semblait déboussolé. Il avait l'air parfois de marmonner seul, parlant à une entité supérieur car souvent, l'aura grossissait quand il semblait s'embrouiller avant de reprendre une forme "normale". Quand à Kementari, elle ne se fatiguait pas, battant des ailes, se rapprochant de l'homme puis, quand elle le sentait se tendre, elle reprenait de la distance.

Puis soudain l'homme en noir s'arrêta et entra dans une pièce qui devait être sa cabine. La fée s'élança à son tour mais la porte se referma avant qu'elle puisse entrer. Elle frémit, vexée puis sentit le trou formé par les sorts du démon ailée. Les éléments semblait se heurter un mur et la fée envisagea alors la magie. Seul le vent s'infiltrait, ce qui devait surement permettre au serviteur des ténèbres de respirer. Mais il avait du y bloquer les sons ou les diminuer tellement qu'une oreille normale ne pouvait les capter.

Elle regarda autour d'elle, se demandant si elle devait essayer une autre issus puis elle colla son oreille contre la porte mais ne capta aucun son, confirmant sa pensée. Elle se décida donc de faire appel à son don et concentra son pouvoir, appelant le vent à elle. Ce dernier fit frémir ses cheveux et l'entoura d'une bulle où elle cessa de battre des ailes, tenant en l'air par la seul force de l'élément primaire, puis, la brise coula comme un fil vers la porte et s'immisça dans l'antre du démon.

Ce qu'elle entendit alors la terrorisa. Elle captait des bruits mat et des sucions écoeurant. Puis les cris de l'homme en noir. Des cris de colère. Des cris de rage. Des cris de fou. Ensuite il hurla subitement son désir de posséder l'orc. La fée en fut tellement choquée qu'elle perdit le contact avec le vent et donc avec la chambre dans le même temps et s'étala au sol. Elle resta un instant par terre, les larmes aux yeux, tremblante et apeuré par la folie de ce lieu. Le vent lui avait porté en plus des sons, l'odeur lourde, immonde de sang et de mort...

La fée se força à se relever puis re-décolla afin de partir le plus vite possible prévenir son sauveur mais soudain la porte s'ouvrit et l'homme en noir surgit face à elle. Elle marqua un temps de stupeur puis tenta de s'esquiver et fut (encore!) enfermée dans un bocal de verre sans ménagement. Elle heurta la paroi avant de tomber dans le fond et y resta un instant immobile, sonnée par le mur de verre qui la barricadait.


- Tu sais que la curiosité est un vilain défaut !

Kementari se releva, tremblotante, peu habituée à tant d'émotion. Elle se relava et s'appuya contre le verre, se sentant malmenée de tous les côtés par le démon dans sa démarche active bien que peu sûr. Elle avait l'impression d'être dans un bateau en pleine tempête. Le pire était cependant l'aura qui l'entourait à présent. Elle se sentait étouffer et avait du mal à respirer. Le vent semblait n'être qu'une brise à ses côtés.

Elle posa sa tête contre le verre froid et pleura à chaudes larmes de peur. Elle craignait pour sa vie, pour celle l'humain qui devait agonir sur le pont et l'autre dans la cabine mais aussi pour l'orc car ce démon n'avait rien d'un simple humain ou ange noir. Il était lié à l'enfer et aux ténèbres et elle ne pensait pas que la force brute surmonterait la magie noir qui entourait le démon.

Puis alors que l'homme clopinait, la fée cessa de pleurer et envisagea une sortie. Elle appela le vent qu'elle captait près d'elle et concentra ses forces pour envoyer un message à l'océan. Puis d'un coup, lâcha l'onde d'air qui glissa par l'interstice du bocal et fila à travers l'écoutille.

Enfin, après quelques minutes seulement, un grondement résonna. Le démon ne sembla pas en tenir compte et continuait de marcher quand un vague immense heurta le bateau, le faisant dangereusement basculer sur le côté déstabilisant par le même coup l'homme en noir qui fut envoyé contre la coque du navire. Il laissa alors le bocal s'échapper de ses mains et ce dernier heurta le sol, s'y brisant, libérant ainsi la fée qui roula contre le parquet, à demi assommée.

Pourtant la frêle créature se releva, titubante comme une ivrogne et déploya ses ailes froissées avant de décoller et de filer sans demander son reste. Elle vola à toute vitesse, filant comme une libellule, ne laissant qu'un mince filé de lumière derrière elle. Mais ses forces la quittaient et, au détour d'un couloir elle tomba sur le sol, à bout de force, tremblotante.

Une fine brise caressa alors son visage et elle pleura à nouveau, épuisée.


"Je ne peux pas mère. Je suis désolée, je suis si fatiguée. Comment retrouver l'orc ? Il ignore où je suis et j'ignore où il est. Je n'arriverais jamais à temps pour le prévenir du danger qu'il court..."

Le chant du vent lui souffla alors un message, lui rappelant la sensibilité du colosse vert face aux éléments. La petite fée se décida alors, murmurant un message à la brise, lui soufflant ce qu'elle avait sentit et vu lors de son espionnage face à la porte ainsi que l'endroit où elle était puis l'envoya à l'orc, espérant de tout son petit coeur qu'il entende ce frêle murmure. Puis la petite tête de la créature retomba sur le sol, entrainant par la même occasion, la fée dans l'inconscience.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Dim 07 Fév 2010, 01:49

Le cadavre du crucifié avait été décroché du mât. La foule était encore présente sur les lieux. Un brouhaha perpétuel régnait sur la passerelle. Tout le monde ne parla plus que de ce phénomène et surtout de ce message de mort. Après la stupeur, ce fut la méfiance qui gagna les passagers. Les soupçons fusèrent, des messes basses se firent. La panique allait à nouveau refaire surface mais un Nain au nez rond et à la longue barbe se fit entendre de sa puissante voix. Il expliqua que chacun avait un alibi. Ils étaient tous à l'intérieur du bateau, dans les différentes chambres ou compartiments, en compagnie d'au moins deux personnes. En bref, ils formaient tous un cercle de témoins qui pouvait justifier leur innocence. C'est ainsi que la paix revint.

L'Orc réapparut de nouveau sur la passerelle. Il cherchait le Capitaine mais ne le trouva pas. Les torches avaient déjà été allumées et les lanternes du navire éclairaient fort bien l'ensemble de la passerelle. Où donc avait-il pu passer ? Il ne le sut. Quoi qu'il en soit, Skaar examina les alentours et s'aperçut que les esclaves étaient les seuls qui ne se souciaient guère de l'affaire. Ils vaquaient à leurs occupations comme des machines programmées essentiellement pour cela, sans coeur ni cerveau, mais avec une puce électronique.
Le géant vert se dirigea vers ces rameurs. Ils ne le regardèrent même pas. Il en choisit un, un homme aux gros bras, au crâne rasé et à la fine barbe, et commença à le questionner.


Humain. As-tu vu des personnes suspectes pouvant aisément commettre cet acte sanglant ?

L'esclave le toisa du regard quelques secondes et répondit par un geste négatif de la tête.

Skaar poussa un soupir. Il hésita à continuer : pouvait-il retirer quoi que ce soit de ces Humains qui n'avaient plus aucune liberté, et donc plus aucun avenir ?

Cependant, l'esclave ajouta :


Par contre... Le crucifié est un membre de l'équipage. Il est venu ici, seul, puis c'était très étrange... Il est monté puis il est mort. Son sang a rougi les cieux obscurcis par la nuit et on aurait dit que cette rougeur avait dessiné une silhouette dans les airs ainsi qu'un visage. Nos yeux ne sont pas aveugles je pense.

Le guerrier esquissa un fin sourire et inclina la tête en remerciement. Il se retourna et marcha en direction de la porte qui menait à l'intérieur du navire. Des réponses, et probablement des confirmations, lui traversaient à présent l'esprit. Le brouillard se dissipait au fur et à mesure qu'il découvrait de nouveaux indices.
Ses yeux se rivèrent au passage sur le corps du cadavre qu'on était en train de recouvrir d'un drap. Il enregistra dans sa mémoire le visage de ce jeune homme et le reconnut comme étant le guide de l'homme qui lui jetait à chaque fois un regard de convoitise. C'était à présent logique.

Soudain, il ressentit une perturbation dans la nature. La mer semblait diminuer de volume, comme si elle s'apprêtait à se détendre comme un ressort. Skaar jeta un oeil, à l'ouest. Il plissa les yeux pour voir l'horizon. La mer s'était courbée en une bosse qui se dirigeait tout droit vers le bâteau. Il s'agissait d'une vague, on ne pouvait pas ne pas en être sûr et certain. L'Orc ne prononça aucun mot et se hâta de pénétrer dans les étages inférieures. Derrière lui, il entendit un matelot crier, avertissant la foule du danger imminent qui allait s'abattre sur eux.

Au milieu du couloir où il se trouvait, Skaar joignit ses mains, inspira profondément et écarta ses bras sur les côtes, trouant les murs de ses poings énormes. Finalement, il s'accrocha sur ces nouveaux appuis. Une fraction de seconde après, le bateau fut frappé par l'immense vague qui le noya brièvement. La passerelle fut balayée et les quelques passagers qui n'avaient pu gagner un abris sûr furent éjectés par dessus bord. Le navire bascula violemment sur le côté et risquait à tout moment de se retourner et de couler jusqu'au fin fond des abysses. Les couloirs eux-même avaient été inondés par l'eau, qui arrivait au niveau de la poitrine de l'Orc. Néanmoins, grâce au système d'évacuation du bâtiment, l'eau salée de la mer fut chassée tandis que le navire se stabilisait et se redressait.

L'immense créature à la peau verte relacha ses prises et continua à déambuler dans les couloirs. Il ne savait où aller, guidé simplement par son instinct. La feuille rouge qu'il gardait en bouche depuis tout à l'heure agissait comme un piment, lui réchauffant le corps tout entier. Ses yeux semblaient briller d'une lueur rouge rubis et le bâton du chaman, qu'il avait hérité, placé à sa ceinture, commença à émettre une lueur aussi rouge que les Enfers.

Soudain, il entendit, un cri de désespoir, une plainte, un supplice, une lamentation, un murmure. L'air qui s'engouffrait par les fenêtres ouvertes ou brisées lui sifflait dans les oreilles. Le vent lui-même sembla prononcer quelques paroles incompréhensibles. Derrière lui, les pleurs, les cris, les éclats de voix, les hurlements de douleurs de la foule s'évanouirent, comme si ces tympans avaient condamnés l'accès à ces sons inutiles.

A présent, il était guidé par cette voix étrange qui l'appelait. Une impression étrange le gagna et il s'empressa, allant jusqu'à courir. Ses pas ne produisirent qu'un son léger malgré son poids et sa taille. Il mouvait avec agilité et rapidité, frôlant les murs de sa peau verte. Se pouvait-il qu'il s'agisse de la petite Kementari ? Il était tout à fait possible. Là où il allait, la lumière baissait d'intensité. Il suivait ce vent qui lui apportait ces moeurs qui devenaient de plus en plus forts au fur et à mesure qu'il s'approchait de sa destination finale.

Il tourna dans un couloir et fonça. Ce fut à ce moment qu'il s'arrêta brusquement, stoppant net sa progression, ses pieds glissant de quelques centimètres sur le sol mouillé, et il faillit piétiner la petite chose colorée qui se trouvait par terre.

Les yeux rouges, d'abord étonnés, furent étonnés de la voir ici. Skaar posa un genou à terre et l'identifia : il ne pouvait y en avoir deux comme elle, il s'agissait bel et bien de Kementari. Elle était dans un triste état. Ses magnifiques ailes avaient été froissés comme si elle avait été attaquée et attrappée par des mains impitoyables, cruelles, sans aucune douceur. Qu'avait-elle donc pu vivre ces dernières minutes ?
Avec une surprenante délicatesse et habileté de chirurgien, Skaar prit la petite créature ailée entre deux doigts et la déposa doucement sur la paume de son autre main. Il se releva tranquillement et releva sa main jusqu'au niveau de son visage. Il examina le minuscule être au creux de sa main. Elle paraissait morte mais les couleurs vives qui parvenaient à illuminer son doux visage signifiaient que sa flamme n'était encore éteinte. La fille de la Terre-Mère était extrêmement épuisée.
Skaar ne comprit pas ce qu'il venait de ressentir pour la jeune fée mais il en déduisit que ce fut un mélange de pitié, de compassion et de tristesse. Cependant, ce fut autre chose qui en résulta : la rage. Une fureur soudaine envahit son corps, rongeant son âme et détruisant tout de ce qui était paisible en lui. Il réussit à se contenir, à l'idée d'aggraver la santé de la frêle.

Alors doucement, et n'attendant aucune réponse, il murmura :


Pourquoi es-tu venue ici ? Pourquoi ? Ce lieu n'est pas fait pour les jeunes enfants de la Terre-Mère comme toi. Le monde des Hommes ne devrait pas être parcouru par vos ailes. Le danger est toujours là, guettant une faiblesse de votre part. Les Humains ne cesseront de vous détruire, involontairement ou non, tout comme toutes les autres races.

Ta place ne devrait pas être ici, sur ce navire.


L'Orc se retourna et rebroussa chemin. Avant de tourner au bout du couloir, il jeta un dernier regard par dessus son épaule et ce fut à ce moment que le dernier message transmis par la fée lui arriva. Il s'agissait donc bien de cet individu qui était l'auteur du crime, et hormis cela, il faisait des expériences en utilisant les cobayes qu'il trouvait sur ce navire. La dernière chose fut que l'Orc était sa cible numéro un, son sujet d'étude le plus important.
A cette idée, Skaar n'en éprouva guère sensations. Il ne s'en préoccupait même pas. Il continua à avancer et son image disparut du couloir.

Son regard était à présent sérieux, froid, exprimant une détermination sans faille et une volonté de fer rougi. La feuille rouge qu'il mastiquait n'avait pas seulement pour effet de réchauffer son corps mais elle avait aussi un effet magique qui lui permettait de protéger son esprit des illusions, des mauvais sortilèges. L'esprit des ancêtres veillait sur lui.

La rage grandissait en lui. Il arrivait bientôt à sa cabine.


*Le sang Orc bout en moi. Cette rage me dévore la chair et me transperce les veines.

La rage est bien plus qu'une arme pour nous. Elle est une expression qui nous permet de montrer notre peine, notre colère ainsi que notre volonté de défendre notre peuple et nos origines.

..

Et je vais bientôt l'exprimer.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Dim 07 Fév 2010, 21:36

Je regagnais ma cabine, le bocal à la main lorsqu'il y eu un choc. Une énorme vague venait de frapper le navire. Je tombai à terre, le bocal m'échappa, il se brisa sur le sol et la fée s'échappa. Lorsque je touchai le sol violemment, une horrible douleur se réveilla dans mon dos, ce fut comme si j'avais été transpercé par un pieux. Le noir se fis, je m'évanouis pour oublier la souffrance.

Pendant mon sommeil je cauchemardais. Le rêve était affreusement réaliste. Dans ce cauchemars, la femme que j'aimais m'étais enlevé par une vague aussi noire que la mort, moi j'étais en train d'assister à cela enfermé dans une cage avec des milliers de fée noir. Soudain je ressentis une vive douleur dans mon dos... Je me réveillai, il ne c'était écouler que quelques minutes. Mes joues étaient humide, des larmes étaient en train de couler sur mon visage. je plongeai ma main sous mes vêtements, cherchant une fiole et espérant qu'elle ne c'était pas brisé. Je la pris entre mes doigts, elle n'avait rien. Je la portai au niveau de mon visage. à l'intérieur se reflétait le visage d'un ange, de mon ange. Je ne la remis pas dans mes vêtements, au contraire je la gardai dans mon poing serré.

Je me relevais avec difficulté, la douleur était insupportable mais la petite chose dans ma main me donnait de la force. La fée c'était enfuie, elle devait être loin à l'heure qu'il est. Elle devait avoir averti tout le navire de qui j'étais et où je me trouvais, il fallait que je parte, que je m'enfonce encore plus profondément dans le navire. Soudain le sol trembla, je vis un reflet vert, c'était l'orc ! Il venait par ici, bien que je le voulais je n'étais pas dans une forme suffisante pour l'affronter. Il fallait que je me décide, l'affronter ou ne pas l'affronter ? Soudain j'en une idée, j'allais pouvoir le capturer ! Je partis à l'opposé du titan, m'enfonçant dans les profondeurs du navire. A un certain moment je m'arrêtais et je disposais un piège, grâce à la magie noir, j'appliquai une marque sur le sol, quand l'orc passera dessus, une cage indestructible sortant du sol l'enfermera.

Je marchais avec difficulté,si un homme m'avais aperçu à ce moment là, il m'aurait cru bourré ! Je chutai sur le sol, la fiole m'échappa, elle tomba sur le sol et roula quelque part, le noir était tel que je n'y voyais rien,j'hurlai m'exclamai :

- Où est-elle ! Il faut que je la trouve!

Les larmes coulaient sur mon visage pendant que j'examinai chaque centimètre du sol, cherchant la petite chose en verre. Je commençais à paniquer, où était-elle tombé ? Ma main toucha un objet en verre, c'était la fiole! Je la pris entre mes mains, mis accrochant comme si ma vie en dépendait. Je me remis en route, cherchant une porte qui donnerait sur la salle idéale. Enfin j'en trouvai une, elle était en tous point identique à l'ancienne à part que dans celle là il n'y avait aucune lumière. Une petite flamme jaillit dans ma main, éclairant juste assée les étagères. Je dénichai une petite bougie, je l'allumai et la fis flotté juste au-dessus de la table, plongeant la pièce dans une semi-obscurité, de sorte que personne ne puisse deviner ma présence. Je me couchai dans un coin et m'endormis. Pendant mon repos je fis des cauchemars ...
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Mar 09 Fév 2010, 00:23

Elle était dans une immense forêt aux couleurs verdoyantes. Les feuilles des arbres bruissaient au rythme du vent et des fleurs de milles couleurs offraient leurs parfums entêtant à la brise légère.
Kementari tournait sur elle-même ne se rappelant plus comment elle était arrivée à ce paradis mais à vrai dire qu'elle importance ? La petite fée avait déployé ses ailes chatoyantes et volait avec les oiseaux, riant à gorge déployée de ce bonheur. Les animaux lui répondaient dans un chœur parfait où l'harmonie de la nature en était le joyau.
Mais cela ne dura pas. Soudain le ciel se peignit de noir et des éclairs blancs s'attaquaient aux arbres, brulant, déchiquetant leurs ramures. Une pluie cinglait le visage et les ailes de la frêle enfant des bois qui fut contrainte de s'abriter.
Pourtant, même au sol, elle pouvait voir la terre se peindre de rouge sous les cris des animaux que des êtres noirs embrochaient sans vergogne. La petite fée sentait la mort autour d'elle. Des milliers de créatures mourraient et elle partait avec eux. Tel était la sensibilité des fées face à la souffrance d'autrui.
Puis soudain les cris cessèrent et tout coula autour d'elle, ne restant finalement qu'un pilier de terre sur lequel était posé Kementari et une douce chaleur qui la réchauffa, lui offrant des force. Tout autour d'elle se trouvait une brume d'où perçut une voix.


Pourquoi es-tu venue ici ? Pourquoi ? Ce lieu n'est pas fait pour les jeunes enfants de la Terre-Mère comme toi. Le monde des Hommes ne devrait pas être parcouru par vos ailes. Le danger est toujours là, guettant une faiblesse de votre part. Les Humains ne cesseront de vous détruire, involontairement ou non, tout comme toutes les autres races.

Ta place ne devrait pas être ici, sur ce navire.



La fée cligna des paupières, ne comprenant pas le sens de cette phrase à cet instant mais cette chaleur, elle, s'amplifiait et la petite fée, sentait revenir ses souvenirs en même temps que ses forces. Elle se souvint alors. Sa forêt, détruite par les hommes et la fuite des siens. Leur séparation puis son désir de retrouver une terre où elle pourrait vivre en paix. Elle entendit ensuite parler de Rosyel, terre magique et n'avait pas hésité un instant. Elle avait voulu la voir, la toucher mais le voyage avait virer au cauchemar. Sa rencontre fortuite avec le colosse vert puis ses rencontres avec l'homme en noir. Et pour finir sa macabre découverte du laboratoire secret et sa capture par l'enfant du malin...Sa capture puis sa fuite et son message...


Soudain la fée ouvrit les yeux se rappelant de tout. Elle se redressa d'un coup avant de voir qu'elle était près, pour ne pas dire sur le géant vert. Elle se sentit alors rassurée et se laissa tomber dans la paume de l'orc. Elle découvrit alors que la force vitale qu'elle avait senti et absorbé était celle qui émanait du colosse.

Kementari sourit et effleura la main du géant comme si rien de la mauvaise aventure vécue un peu plus tôt ne l'avait affecté, puis releva la tête et demanda, curieuse :

"Où sommes-nous ? Avez-vous reçu mon appel ? Si oui, que comptez-vous faire ?"

Elle l'observait de ces yeux bleus quand elle voulut battre des ailes. Elle sentit alors qu'elles étaient mal mises et se décida alors à les nettoyer, histoire d'être opérationnelle en cas de pépin. Elles les pencha et les lissa de ses petites mains, glissant ces dernières dans ses cheveux pour y recueillir la poudre nécessaire à l'entretien de ses attributs féeriques. Puis, une fois l'entretien fini elle secoua le tête pour chasser les résidus de poudre et se mit à battre des ailes, faisant renaitre leur éclat d'arc-en-ciel.
Puis une fois satisfaite de son travail, elle rapporta son attention sur l'orc, se demandant comment il allait s'y prendre pour coincer le serviteur du malin.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Sam 13 Fév 2010, 00:54

Skaar referma la porte de sa cabine et la verrouilla soigneusement. Il s'approcha de son lit pour y déposer la petite fée mais celle-ci avait repris connaissance. L'Orc n'avait même pas senti la main de la minuscule créature l'effleurer. Quand il la vit bouger, il fut rassuré. Elle était encore fatiguée mais elle était plus solide qu'elle n'en avait l'air. Le guerrier s'assit sur son lit moelleux tandis que Kementari s'occupait de ses ailes après avoir posé quelques questions. En y réfléchissant, l'immense être à la peau verte n'avait encore rien prévu pour capturer ce sinistre individu. Quoi qu'il en soit, il eut vite fait de trouver un moyen de le dénicher.

C'est un mage noir mais j'espère pour lui qu'il ne sous-estimera pas la force et la sagesse d'un Orc. Je ne tomberai pas aussi facilement qu'un Homme.
Pour commencer, je suis certain qu'il est parti se cacher. Inutile de partir à sa recherche. Je vais d'abord aller voir le Capitaine de l'équipage. J'ai besoin de quelques informations...


Il resta là à regarder le vide pendant quelques secondes puis il se releva, décidé de faire ce qu'il avait prévu de faire pour le moment. Il prit le petit sac qui était resté sur son chevet et en sortit un petit fruit, de la taille d'une cerise, d'une belle couleur bleue. Avec un couteau, qui se trouvait dans le sac, il perça un petit trou sur le fruit. Le jus, semblable à de l'eau colorée, en jaillit puis perla doucement. Il déposa le fruit à côté de la fée.

Bois. Cela te fera du bien.

L'Orc attendit ensuite que la fille de la Terre-Mère s'abreuve du breuvage puis il lui proposa :

Que dirais-tu de m'accompagner ? J'aurais peut-être besoin de ton aide pour retrouver ce brigand. Tu pourras te cacher sur moi pendant que je m'occuperai de parcourir ce navire.

Si Kementari ne se sentait pas encore apte à suivre Skaar, celui-ci n'insisterait pas et ouvrirait la fenêtre de sa chambre avant de s'en aller en refermant soigneusement la porte derrière lui. Si elle acceptait, ce seront les deux protagonistes qui partiront de cette cabine.

Skaar referma sa cabine à clef puis partit vers le pont où il espérait y retrouver le Capitaine. Il fallait qu'il tienne une conversation avec le chef de bord. Ce dernier était sans doute le mieux placé pour connaître tout ce qui se trouvait sur son bâtiment ainsi que les différents passagers, y compris les clandestins.

Dans le dernier couloir qui menait à la passerelle, il y avait encore la foule. Quelques personnes étaient blessées et d'autres étaient totalement trompées, comme si elles avaient été repêchées de la mer. A part ceux qui ne savaient nager, tout le monde était encore vivant, du moins, c'est ce qu'estimait l'Orc. L'immense créature aux yeux verts n'hésita pas à se frayer un passage vers la sortie en bousculant, sans hostilité, les gêneurs et en se servant de sa grande main pour les dégager sur le côté, ne faisant guère attention aux grognements et mêmes aux insultes.

Arrivé à l'extérieur, les dégâts étaient peu importants malgré la force de la vague. Seuls quelques caisses et tonneaux en bois qui se trouvaient ici avaient été dégagés. Quelques esclaves ont été repêchés et certains avaient même eu l'intelligence de se plaquer à terre pour ne pas être emportés. Le mât principal avait tenu bon et les traces de sang avaient disparu. Personne n'avait fait rentrer le cadavre voilé, qui avait sans doute fini par retrouver son tombeau dans l'océan.
Skaar ne s'en préoccupa pas plus et grimpa les marches pour rejoindre la passerelle. Il y entra.

Il n'avait pas encore mis les pieds dans cette zone strictement réservée à l'équipage de navigation et aux matelôts. Tout d'abord, son entrée n'entraina aucune réaction de la part des marins. Ce fut quand il fit deux pas que quelqu'un l'interpela.


Hé là ! Vous ! L'Orc ! Que faîtes-vous ici ? Les civils ne doivent pas entrer ici !

Un homme de la trentaine d'années s'était précipité vers le nouveau venu. Il agitait ses bras dans tous les sens, comme s'il avait l'habitude de se plaindre de ses subordonnés, et sa peau était pâle, comme s'il avait vécu dans l'eau salée depuis son enfance.

Je souhaite parler au Capitaine.

L'homme ne bougea plus, comme s'il tentait d'analyser toutes les informations perçues par ses tympans puis il bégaya avant de répondre d'un ton plus sérieux.

Le.. Euh.. Le... Le Capitaine n'est pas là. Il est descendu dans la cale. Si vous tenez à le voir, je vous invite à vous y rendre avec hâte.

Merci.

L'Orc solitaire s'en alla, poursuivant ses recherches vers la cale, descendant dans les étages inférieurs du bateau. Durant son parcours, il pensa à tout ce qui venait d'arriver en quelques heures. Au départ, il avait souhaité rencontré ce Capitaine. Il avait dû attendre bien des évènements avant de pouvoir parler avec cet individu.

Le Capitaine fut finalement retrouvé à côté de la cargaison qu'on avait confiée à Skaar. Il avait une pipe fumante entre deux doigts et semblait avoir attendu l'arrivée de l'Orc. Sa barbe blanche paraissait briller sous la lumière des lampes allumées et ses petits yeux de renard semblaient s'intéresser à son interlocuteur. Il était toujours vêtu de son uniforme impeccable. Il sourit. L'Orc ne lui rendit pas son sourire et se contenta de s'approcher de lui. Quand il arriva à un mèrez du bonhomme, il s'arrêta. L'humain lui arrivait à peine à la poitrine.


*Fumant un coup sa pipe* Hey bien ! Il vous en aura fallu du temps pour venir me trouver ici.

Mes efforts et ma patience son récompensés.

Alors ? N'auriez-vous pas quelque chose à me demander ? Je vous répondrai.

Que peut bien contenir cette cargaison pour que mes employeurs tiennent à tout prix qu'elle arrive à destination en bon état ?

Hohoho ! Mais voyons... Chaque marchand tient à ce que ses marchandises arrivent à bon port en bon état !

Je m'en doute bien mais le contenu de ce conteneur attise ma curiosité. Bien entendu, les informations que vous me révélerez ne seront pas répétées.

*petit moment de silence* Héhéhé. Vous m'avez l'air bien plus perspicace. Allons... Pourquoi ne vérifierez-vous pas vous-même ce conteneur ? Tenez, voici la clef... Ne vous méfiez pas de moi ! Je ne m'en irai pas, soyez en sûr et certain.

Skaar attrappa le trousseau de clefs en plein vol puis il s'approcha du cadenas. Quand ses doigts entrèrent en contact avec l'objet, sa froideur le surprit. Il eut même du mal à y faire tourner la clef. Quand il eut fini de déverrouiller, il hésita deux secondes puis tira les battants du conteneur.
Une vague de brouillard sortit de l'intérieur de la boîte de fer. On y voyait goutte, il y aviat un noir absolu, comme s'il s'agissait d'un vide.
Le Capitaine s'approcha à son tour, le sourire aux lèvres. Il avait à la main une lampe torche.


Attention les yeux !

Il alluma.

La lumière éclaira alors le fond sinistre du conteneur. Il y avait au fond des cadavres de chiens morts, dévorés, ruisselants de sang, entassés en un monticule de viandes, refroidis par une température de 4°C. Le Capitaine tourna ensuite sa lampe vers un coin du récipient. Quatre jeunes humains, entre seize et dix-huit ans étaient allongés là : deux humains et deux humaines. Ces êtres étaient complètement nus et ils semblaient être à bout de force. Leurs cheveux avaient poussé, étaient sales et emmêlés. Leur peau était d'une blancheur totale, comme si tout le sang de leur corps s'était en allé. Leurs ongles étaient longs et jaunis par la crasse et le temps. Ils étaient installés sur un sol trempé du sang des chiens morts et d'après les gonflements et dégonflements de leurs thorax, il n'était pas difficile de deviner qu'ils étaient assoupis.
L'Orc regarda plus attentivement et s'aperçut qu'ils avaient les mains et les pieds attachés à des chaines reliées aux parois.
Une chose était sûre, ils survivaient en mangeant les cadavres d'animaux.

D'instinct, si Kementari avait suivi Skaar, cette effroyable scène lui fut masqué par la main verte de l'Orc. Il n'était vraiment pas nécessaire qu'elle sache ce qu'il y avait dans cette cargaison.


Qu'est-ce donc ceci ? Que font des enfants d'Humains dans un conteneur ? Dans le froid ? Dans le sang ? Expliquez-moi !

Doucement mon jeune ami ! Doucement ! Ne vous énervez pas !.. Et bien.. Voyez-vous, ces jeunes gens ne sont pas.. ou ne sont plus des êtres humains. Ils se nourrissent de chair et de sang et lorsqu'ils n'ont pas faim, soit ils dorment soit ils discutent entre eux. Ils se connaissent sans doute depuis le temps.

Depuis le temps ?.. Combien de temps sont-ils restés dans cette prison ?

Je l'ignore. Quand on les a reçus, ils étaient inconscients, comme si on leur avait administré un sédatif... un puissant soporifique si vous voulez. Je ne sais quand ils se sont réveillés mais... Je pense que...

Quoi donc ? Dîtes-le.

Vous feriez mieux de reculer...

A ces mots, Skaar ne s'était pas rendu compte que le Capitaine s'était doucement éloigné de l'intérieur du conteneur et qu'il était dos aux jeunes humains. Il se retourna violemment en arrière, le bras levé. Sans le voir aussitôt, il sentit que son poing venait de frapper une chose dotée d'une fourrure. Sans attendre une seconde, il battit en retraite. La lampe du Capitaine éclaira ensuite à nouveau les lieux. Il en prit même un second de sa poche pour amplifier l'éclairage.

Il y avait là un énorme loup-garou blanc. Sa fourrure était magnifique et ses yeux jaunes comme la Pleine Lune scintillaient comme deux étoiles. L'Orc estima qu'il avait eu de la chance pour avoir réagi à temps et que cette créature venait sans doute de se transformer car la musculature de la bête semblait s'épaissir petit à petit. Le monstre aboya et fondit sur ses proies à nouveau. Ses pieds quittèrent même le sol et il sembla flotter sur plusieurs mètres avant d'être propulsé en arrière, retenu par les chaînes. Il tomba sur le dos et se releva avec une agilité démente. De colère, il rongea le fer de ses chaînes mais en vain.

Le loup-garou ne semblait pas s'attaquer aux trois autres, qui étaient pourtant restés sous la forme humaine et dormaient paisiblement. Il déversait une rage sur l'Orc et le Capitaine. Celui-ci conservait son sourire et semblait amuser.

Skaar réalisa ensuite que les trois autres venaient de se transformer. La vitesse de leur métamorphose était d'une rapidité extraordinaire. Les voici au nombre de quatre, rugissant et tentant de foncer sur les nouvelles proies, plus saines, plus fraiches, plus chaudes. De la salive dégoulinait de leurs mâchoires.


Laissez. Je vais refermer.

Le Capitaine ferma les portes du conteneur et le silence revint tout à coup.

Les lampes torches et le trousseau de clefs disparurent.


Vous êtes satisfait ?

L'Orc n'avait affiché aucune expression de frayeur ou de stupéfaction. Il avait gardé son sang-froid et son regard était de marbre. Tel devait être l'esprit d'un chef stratège Orc.

Dans quel but sont-ils envoyés sur Rosyel ?

Hmm.. Bonne question. Je pense qu'ils doivent rejoindre un deuxième navire pour Lan Rei.

Ne craignez-vous pas qu'ils se reproduisent ? J'ai bien cru voir deux couples.

Il n'y a aucun soucis à se faire sur ce sujet. Les graines des mâles sont inhibés par un produit chimique et les femelles sont dans l'incapacité temporaire d'être fécondées par un quelconque.. hum.. susbstance injectée. Les effets durent pour trois mois.

... Je vois... Bien... Venons-en à ce mage noir...

Hohoho.. Ah ! Ce mage noir... Hahaha...C'est vraiment une bien étrange affaire. Tout ce que je sais est que cet individu n'a pas été renvoyé par les chasseurs de l'organisation qui a financé ce voyage et...

Une organisation ? Des chasseurs ?!

Vous avez bien compris. Ce navire a été payé par cette "organisation" pour que nous puissions livrer les marhandises de nos clients sans avoir à dépenser notre fortune pour les différents taxes et bien évidemment les différentes ressources nécessaires au bon fonctionnement du bâtiment.

Y a-t-il des chasseurs présents sur ce bateau ?

Oh que oui..

...

La tournure que prenait les choses ne prévoyait rien de bon. Skaar avait maintenant à réfléchir.

*Pourquoi donc une organisation qui finançait ce navire ne protégeait pas les éventuels contrebandiers et passagers de ce navire ? Pourquoi les chasseurs n'assuraient pas la sécurité ? Une chose était sûre, ce n'était sans doute pas leur fonction. Quel est donc leur but ? Pourquoi ces chasseurs ont laissé passé ce mage noir ? Kementari avait parlé d'un laboratoire que tenait ce mage... Hmm... Mes craintes doivent être confirmées. Si tel est le cas, la majorité des personnes présentes sur ce navire vont mourir. Que ce soit de la main de ce meurtrier ou bien par ces chasseurs... Oui... Il y avait bien d'autres affaires de ce genre !

Bien... Cela signifie donc que ce mage noir est en danger de mort lui aussi. L'organisation semble vouloir l'utiliser à ses fins. Pour ce qui est des loups-garous, nulle doute qu'ils vont être étudiés. Un pelage de cette blancheur, une transformation d'une telle rapidité, une intelligence sociale qui s'est développée... Lan Rei... Oui, tout tient la route.

Ces "chasseurs" sont comme des ombres.*


Alors ? Avez-vous fini maintenant ? Si vous avez besoin d'autres renseignements, je vous prie de vous dépêcher de me les demander.

Skaar fixa le Capitaine des yeux. Il en savait beaucoup. Bien évidemment qu'il lui restait des questions mais il n'y avait rien d'autre à savoir en plus.

Merci. Je reviendrai peut-être vous voir.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Mar 16 Fév 2010, 00:08

"Maman, est-ce que les anges existent ?"

"Bonjours jeune fille, comment vous appelez-vous ?"


"Aaaaaaaaaaahhhhhhhhhh"


Je me redressai d'un coup, en sueur, le visage trempé de larme. Quel horrible cauchemar ! Je me demandais où j'étais, je ne reconnaissais plus la salle, avec cette table blanche grisée par la poussière, éclairée par une seule bougie. Soudain je me rappelais, la fée, sa fuite, puis la course pour découvrir cette nouvelle cachette. La fiole était toujours dans ma main, je la rangeais dans ma robe. Lorsque le piège me revint en mémoire. C'était-il déclenché ? L'orc était-il enfermé ? J'allais vérifier, les torches projetaient mon ombre loin devant moi. J'avançais lorsque j'entendis quelqu'un taper contre des barreaux, quelqu'un était enfermé dans ma cage ! Un sourire macabre se dessina sur mon visage, je me mis à chanter et les bruits doublèrent de volume. Ça y est, je pouvais voir ce qui était enfermé, je fus déçu, un simple homme se tenait devant moi, je réfléchi rapidement, finalement j'allais m'amuser, et le reste des passagers aussi...

Je m'approchais, l'homme semblait heureux, quel idiot ! Il allait voir. L'homme m'ordonna:

- Vite, dépêcher vous de me sortir de là !

- Tout de suite, mais avant...

J'abaissai ma capuche, l'homme pus voir mon visage, regardant au fond de mes yeux, j'allais utiliser la magie noir mais il s'évanouit avant, ce qu'il avait vu l'avait vraiment effrayé, ce n'était qu'un faible d'esprit. Bientôt il sera moins que ça... Je refis le chemin en sens inverse, trainant mon fardeau derrière moi. Arrivé dans mon repère je l'allongeai sur la table. Je me mis a réciter une formule complexe, mes yeux se remplirent de noirs. A l'extérieur, les nuages couvrirent le ciel et des éclairs jaillirent, puis ils se mirent à bouger, formant un carré. Un nuage vint se placer dans se carré, formant une parois réfléchissante. La parois devint noire, puis elle afficha un homme entrain de dormir, il bougeait dans son sommeil, c'était mon cobaye, grâce à l'écran, les passagers voyaient à travers mon regard.

Je commençais mon travaille, j'essayai d'ouvrir la boite crânienne de l'homme avec mon scalpel, elle était trop dure, je passai ma main au-dessus, un crépitement se fit entendre et l'homme hurla, son crane fondait. Je repris mon travail, le cerveau était maintenant apparent, je coupais des morceaux sanglants de son cerveau, modifiant sa forme grâce à la magie noire. Lorsque le résultat me plus, je refermais la blessure et je m'attaquais à l'estomac...
1h30 plus tard, je finissais le travaille, je rompis la connexion. L'écran à l'extérieur explosa en une multitude d'éclair, est-ce que certain avait touché des gens ? Je me le demandais un instant puis j'oubliais la question. L'expérience avait été distrayante, L'homme n'avait pas survécut, ce n'était pas grave, il n'était d'aucune utilité, je m'en débarrasserais plus tard.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Mar 23 Fév 2010, 00:32

La jeune fée finit d'entretenir ses ailes quand l'orc lui répondit. La petite créature leva la tête vers lui, le fixant de son regard bleu-vert et l'observa, le trouvant calme et posé pour une créature de sa race et de sa stature.
Elle accepta le fruit qu'il lui tendit avec reconnaissance et but en le posant à cause de son poids. Elle posa ses lèvre sur la peau du fruit et aspira le liquide qui formait une petite goutte sur la surface lisse de don du géant vert. Une douce chaleur parcoura alors son corps, lui redonnant force et énergie qui firent étinceller ses ailes de couleurs plus éclatante à chaque gorgée.
Une fois l'enfant des bois revigorée, elle s'étira et s'envola pour prendre place sur l'épaule du géant et accepta son invitation. Elle s'assit sur son épaule, près de la chevelure du géant afin d'être plus discrète.
Puis ils quittèrent ensemble ce qui semblait être la cabine de l'orc et ce dernier la mena sur le pont où la créature ailée décrouvrit les dégâts qu'elle avait causé. Elle se rendit alors compte qu'elle avait du y aller un peu fort.
Cependant son compagnon ne lui permit pas de s'attarder sur les résultats de son appel aux éléments car il continuait sa route, ignorant les insultes des passagers qu'il poussait sans ménagement.
Il redescendirent dans les profondeurs du bateau et furent arrêter par un homme qui les informèrent sur l'endroit où se trouvait le capitaine.
Ils repartirent donc vers l'endroit où l'orc et la fée s'étaient rencontrés. Kementari se laissait guider par les évènements (et les grands pas de l'orc) tout en faisant appel au vents pour rechercher le démon.
Puis ils arrivèrent à destination et la fée se glissa dans le cou de son sauveur afin de ne pas être vu par le capitaine du vaisseau.
Elle se concentra alors sur les éléments, jugeant la conversation entre les deux hommes privés car il parlait de la cargaison que l'orc devait protéger. Elle capta un mouvement dans l'air avec ce trou habituel témoignant de la présence de l'étrange créature ailée plus bas dans le bateau quand soudain elle sentit une odeur de sang et de mort qui la firent quitter son état de transe.

Elle se releva et s'avança pour voir mais la main du géant lui bloquait la vue. Elle allait s'envoler pour mieux voir ce que l'orc lui cahcait quand ce dernier eut un mouvement de recul qui firent tomber la petite fée sur son épaule et elle dut s'accrocher à une mèche de cheveux pour ne pas se casser la figure.
Elle entrevit alors un loup garou, reconnaissable à son allure et à sa taille. Elle ne fut pas surprise de voir du sang maculé le sol mais cela ne l'empêcha pas d'être dégoutée par l'immonde odeur d'excrément et de mort qui émanait du conteneur. Le loup garou hurlait, grondait et semblait prêt à les dévorer, jugeant les trois créatures plus ragoutante que l'immonde mélange decadavre d'animaux à leur disposition.
La petite fée remonta sur l'épaule du colosse tandis que les autres humains prenaient leur forme animale, hurlant à leur tour, réclamant du sang frais.
Elle s'accrocha et envoya un souffle d'air frais et de plante qui calmèrent leur instinct de liberté. la jeune fée auraient bien voulu les libérer mais elle s'avait que si elle le faisait, le reste de l'équipage était condamné. Elle se contenta donc de les calmer discrètement tandis qu'ils refermaient leur cage, les plongeant à nouveau dans les ténèbres en discutant en eux.
Puis elle sentit que le démon faisait appel à la magie car les éléments se déchainèrent sur ses ordres.
La fée sentit alors un lien se former entre le démon et les éléments, la reliant de manière indirecte à la chose. Sans voir le nuage, elle parvenait à voir ce que la créature du malin faisait cela l'horrifia.

Instinctivement elle s'accrocha aux vêtements de l'orc, sentant la douleur que l'humain endurait tout en visionnant le supplice par les yeux de son tortionnaire. Chaque coup brulait sa chair et lui donnait l'impression que sa tête allait éclater puis elle poussa un cri en choeur à celui de l'humain quand le démon fit fondre l'os du crâne. Des larmes roulèrent sur ses joues tandis qu'elle tentait de se couper de la souffrance de l'homme mais le supplice ne semblait jamais finir.
Alors elle dit d'une voix entrecoupée et hésitant :


"Il utilise encore la magie... Il tue... Il torture... Il... Il joue avec ses... victimes. Il montre les images aux humains... Il veut leur faire peur...Haaaaaa... Je ... Il souffre... Il souffre tant... Je dois l'aider..."


Soudain elle se contrata et poussa un second cri, libérant une violente secousse d'énergie qui parcourut le bateau et se concentrèrent sur la victime du démon en un pique d'énergie aérien, pénétrant sa gorge puis l'étouffant d'un coup, provoquant sa mort, libérant l'esprit torturé.
La fée poussa alors un soupir et battit des ailes, essouflée avant de déclarer :


"Il faut l'arrêter sinon il va tous nous tuer..."

Elle leva ses yeux vers le visage de l'orc, cherchant à travers ses traits un moyen d'arrêter la chose qui sévissait sur ce bateau en limitant le nombre de mort.

"Je peux le trouver en suivant le trou qu'il produit dans l'espace mais après j'ignore comment l'arrêter. je ne pense pas être assez forte..."


[Excusez-moi du retard, je n'avais pas vu que vous aviez répondu...]
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Ven 26 Fév 2010, 04:07

Peu après, on entendit des cris venant tout droit de l'extérieur et des niveaux supérieurs. Que s'était-il donc passé ? Une sorte de petite bille noire située à l'oreille du capitaine émit alors quelques parasites avant qu'une voix claire ne se prononce. Skaar en déduisit qu'il devait s'agir d'un de ces moyens que les Humains utilisaient pour se communiquer à distance.

Capitaine ! Le coupable a encore frappé ! Que faisons-nous ?

Un sourire amusé se dessina sur les lèvres du commandant de bord.

Contentez-vous de calmer la population et de les tenir tous réunis... Je pense qu'ils l'ont déjà repéré.

Entendu Monsieur.

Bien.. Vous m'excuserez, mais j'ai à faire. A bientôt !

Skaar ne comprenait pas ce qui se passait mais Kementari eut tôt fait de lui en informer. L'homme maléfique avait encore usé de sa magie noire pour semer le chaos et la mort. L'Orc voulait cette fois en finir. A cette pensée, il s'étonna lui-même : pourquoi donc tenait-il à mettre un terme aux agissements de ce démon ?

Retirant cette question de son esprit, il se dirigea à nouveau sans plus tarder vers sa cabine. Il marchait d'un pas déterminé et léger.


J'aurais sans doute besoin de toi Petite Fée. Si quelqu'un a bien le pouvoir de me défaire de ses sortilèges, c'est bien toi.

Arrivé dans sa cabine, il revêtit son armure, enleva les cornes encombrantes de son casque et prit de sa sacoche quelques feuilles différentes qu'il rangea dans des poches de sa tenue de cuir. Au dehors, on entendait les voix des matelots qui rassemblaient les passagers. Parfait, il n'y aura donc aucun civil dans les autres niveaux du navire.
Fin prêt pour partir à la traque du fou furieux, Skaar revint à l'endroit exact où il avait retrouvé sa protégée. Il s'arrêta là et regarda le fond sombre du couloir.


A partir d'ici, j'ignore ce qu'il a mis en place pour se défendre. Il te faudra être prudente toi aussi Kementari. Si jamais il n'y a rien à faire pour moi, il te faudra fuir.

L'Orc esquissa un sourire confiant. Même s'il disait cela, ce n'était pas un mage de pacotille qui pouvait avoir raison d'un Orc de sa trempe. Le guerrier continua alors son chemin à travers les couloirs qui se rapprochaient du laboratoire dont la petite enfant de la forêt lui avait parlé. Tout en marchant, il prit une feuille rouge et la mâcha. Avec cette substance, il ne craindra plus la douleur et son esprit restera clairvoyant, pour un temps déterminé.

Bientôt, ce furent de véritables couloirs inondés d'eau jusqu'au cheville qui s'étalaient sous les pas de l'imposante créature verte. Dans un coin là-bas, une porte était ouverte et brisée. C'était le laboratoire. La table était renversée et des traces de sang tâchaient le sol délavé. Des dizaines d'oûtils de chirurgien étaient là, noyées dans l'eau qui s'était engouffrée par le hublot ouvert. Il n'y avait rien à voir ici. L'étrange homme n'était pas là. Avait-il pris refuge dans un autre lieu encore plus éloigné ? Il n'y avait pas d'autre solution.

Skaar continua sa progression. L'inondation s'estompa à partir d'un moment. Après quelques secondes, l'Orc aperçut un badge rectangulaire comportant un prénom et un nom "Knox Drachma". Le chaman reconnut la similitude entre ce badge et celui que portait chaque membre de l'équipage, au niveau de leurs coeurs, sur leurs vestes. Quand il se releva après avoir pris le petit badge, il ressentit comme une aura maléfique dans l'air. Un maléfice s'était-il manifesté à cet endroit précis ?

Il fallait maintenant être encore plus prudent. L'Orc se déplaça alors à grands pas feutrés. Il était furtif et son armure, d'un coup, ne produisit plus aucun son métallique.

C'est alors que les yeux rouges du géant vert rencontrèrent une faible clarté, là-bas, au fond du couloir, venant de la porte de droite, semblable à la lumière que dégagerait une bougie. Skaar fit encore plus preuve de discrétion et s'avança. Il fit un signe de la tête à Kementari, signe que leur ennemi devait sans doute se trouver dans les parages.

A présent, il lui suffisait simplement de faire un pas et il pourra voir et arrêter ce mage noir. Il était adossé contre le mur et brandit silencieusement son épée à deux mains. Skaar se pencha alors et observa la pièce : il était là ! Maintenant ! Il était en train de s'occuper de sa pauvre victime ! Il incita Kementari à quitter son épaule, pour ne pas être blessée durant son attaque et de pouvoir couvrir ses arrières.

Chargeant alors sa cible, l'Orc fit irruption dans la pièce et se rua sur le meurtrier. Sa rapidité fut foudroyante et il abattit d'un coup sec la lame de son épée sur le corps frêle de ce chaotique personnage. En cas d'esquive, sous l'élan de sa course, il pourra toujours profiter de son physique imposant pour attrapper à pleines mains ce magicien fou et le plaquer contre terre.

Alors que l'action venait de commencer, personne n'aperçut qu'une silhouette féminine, vêtue d'une étrange armure sophistiquée venait d'apparaître comme par magie au milieu du couloir. Un sourire sensuel et satisfait s'afficha sur le visage dont les yeux étaient cachés par des lunettes noires assorties au casque.
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MessageSujet: Re: Un navire pour Rosyel   Sam 27 Fév 2010, 00:09

J'allais prendre le cadavre sur mes épaules pour libérer la table lorsqu'une lame s'abattit dans mon dos, l'épée rebondis sur mes protections mais je fus quand même projeté sur la table blanche souillé, la douleur fus vive. Le choc libéra mes ailes, je mis quelques secondes à retrouver mes esprits. Je me retournai, toujours à terre pour me retrouver en face de deux énormes pieds. Je levai la tête, ce que je vis me réjouis, l'orc était là, me plongeant dans l'obscurité, c'était le meilleur moment pour le capturer. J'attrapai les chevilles du colosse et je prononçais une incantation. L'orc s"enfonça dans le sol, l'empêchant de bouger. Avant qu'il puisse se libérer je pris une fiole à ma ceinture que je versai à l'endroit où il était bloqué. Une couche de liquide noir se solidifia aussitôt, tel un bloc de béton indestructible.

Soudain je sentis un mouvement d'air au dessus de moi, je levai la tête et vis la lame foncer vers mon cœur. Elle s'abattit sur moi avec violence mais elle ricocha encore sur mon bouclier magique. Je sentis une violente douleur sur ma poitrine, une ecchymose se forma sur mon torse. l'orc s'apprêtait à frapper une nouvelle fois lorsque la pièce fut illuminé d'une lumière aveuglante. Je sentis que l'on me soulevait, croyant que c'était l'orc je me débattit lorsqu'une vois féminine me chuchota :

- Arrête merde, laisse toi faire je suis là pour t'aider ! Maintenant repose toi.

Après avoir entendu ces paroles, je me calmai, je connaissais ce sort, il était sensé endormir, il ne marchais pas sur moi, mais il avait quand même un effet, il me calmait, me paralysant presque. La femme me porta en courant jusqu'à une grande pièce rempli de caisse en bois. Elle s'enfonça dans le dédale de conteneur. Au bout de quelques minute, elle me laissa tomber au sol et elle s'assit. Je me relevais difficilement, tendu, près à me défendre si il le fallait. La femme s'allongea sur le bois et s'exclama :

- Dis donc t'as foutu un beau bordel sur ce navire !

L'ignorant complètement, je fouillai mes vêtements, ne retrouvant plus la fiole au visage, je commençais à paniquer, marmonnant:

- Où elle est ? Mais où elle est ?

- Qu'est-ce que t'as dis ? T'as perdu quelque chose ?

Soudain je réalisai, je l'avais perdu en me battant, les larmes commencèrent à couler sur mon visage. La femme me fixa étrangement, elle semblait exaspéré. Elle se leva et me mit une claque cuisante, elle hurla de douleur, se tenant la main, je ne sentis rien. Elle hurla furieuse :

- Bon, maintenant écoute moi! Tes agissements gènes mes patrons, ils veulent que tu arrêtes tout de suite !

Soudain, deux puissantes mains m'attrapèrent et me plaquèrent au sol avant de m'attacher solidement, je ne pouvais plus bouger . La femme s'avança vers moi et dis:

-Maintenant tu vas rester enfermé ici pendant toute la durée du voyage... et peut être même plus.

Elle quitta la pièce avec ses deux subordonnés, elle ferma la porte, plongeant la pièce dans le noire. J'étais paniqué, pleurant, je n'avais plus de force et la voix n'arrêtait pas de rire se moquant de moi:

- Que vas tu faire maintenant ? Tu es en mauvaise posture !

Je n'avais plus qu'à attendre que l'on vienne me chercher, je m'endormis.
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