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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
"Le voyage est une suite de disparitions irréparables."
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."
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"Il n’est pas de vent favorable, pour celui qui ne sait pas où il va…"
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 Qui vole un oeuf, vole un boeuf. Mais c'est plus lourd à porter [Pv Seko]

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MessageSujet: Qui vole un oeuf, vole un boeuf. Mais c'est plus lourd à porter [Pv Seko]   Mer 10 Mar 2010, 00:19

Rakentisl, malgré un nom des plus détestables et inharmonieux que Norui ait pu entendre, se trouvait être un parfait petit hameau, semblant frileusement tremper ses orteils dans le lac Olia. Notre demoiselle y trainait ses pieds nus depuis quelques jours, bousculant tous les résidents, qui n'étaient guère habitués à une telle jovialité de la part d'une étrangère et lui réservaient donc en retour une méfiance toute paysanne.

Norui n'avait jamais bien saisi la notion d'argent. Elle aimait beaucoup les pièces d'or poinçonnées: mises ensemble dans une bourse, elles bredouillaient un mignon tintamarre. Pour elle, l'intérêt des piécettes s'arrêtait à peu près là. Mais elle ne comprenait pas pourquoi les hommes désiraient tant en avoir, toujours plus. Espéraient-ils pouvoir en remplir un énorme maracasse? Norui aurait bien voulu voir cela en tout cas, ça devait être un spectacle fascinant. En attendant, que ce soit pour faire de la musique ou non, les piécettes l'agaçaient en ce moment: les hommes n'avaient que ce mot là à la bouche. Elle, elle aurait préféré avoir une bonne brioche à la bouche. Mais même pour cela, on lui réclamait de l'argent. Impossible d'obtenir de quoi se nourrir autrement. Que ce soit les pêcheurs du lac ou les marchands du petit village, tous exigeaient la même chose.
Norui vagabondait donc entre les maisonnettes, en grognant dans la barbe qu'elle n'avait pas. Elle s'apprêtait à entonner un refrain qui revenait étonnamment souvent au cours de ses pérégrinations. Son petit accent roucoulant rendait l'enchainement difficilement compréhensible.


"J'aifaimj'aifaimj'aifaim..."

Car aussi invraisemblable que cela puisse paraître, le Soleil possède bien un estomac, et cette créature étrange et insoupçonnée se réveille de temps en temps pour nous faire profiter de son commérage nasillard. D'un index hésitant, timide, l'enfant tâta l'espace entre ses côtes, regardant avec appréhension son doigt s'enfoncer dans l'étoffe terne de son haut. Ses épaules s'affaissèrent devant l'ampleur des dégâts. Hélàs, c'était un véritable canyon qui se formait là!

Mais la petite n'eut guère le temps de se laisser aller à son vertige, que déjà, une savoureuse odeur pris possession de son âme par l'entremise de ses narines. On dit que pour conquérir un homme, il faut passer par son estomac. Voila une sentence tout à fait applicable à la jeune fille.
Là, juste face à elle, trônait fièrement une tarte tout juste sortie du four. Norui n'accorda qu'un vague regard à l'ensemble de la maison -qui devait pourtant être la plus riche des environs- tant son attention s'était fixée sur cette merveille, posée sur le rebord de la fenêtre ouverte. Des trainées de pâte dorée rayaient la surface mauve et luisante, la transformant en un jeu de morpion. C'était une tarte aux myrtilles, comme elle en rêvait si souvent! Un sourire gourmand poissait désormais sa bouche pâle tandis qu'elle fermait les yeux un instant. Elle avait du mal à imaginer longtemps les choses, lorsqu'elle avait faim. Mais là tout de même, son imagination était stimulée par tous ses sens. Elle savait déjà comment tout se passerait, elle imaginait si bien les choses que ça ne pouvait qu'être ce qui allait arriver! Puisque la tarte serait trop chaude pour être dégustée immédiatement, elle allait entrer dans cette belle maison, par la fenêtre ouverte. En fait, ça donnerait sur une cuisine, avec un vrai four à bois noyant la petite pièce dans une moiteur odorante, un four dans lequel cuiraient encore mille gourmandises. Norui irait alors dans la salle mitoyenne, la salle à manger, et sur la grande table à rallonge, il y aurait pleins de bonnes choses, des miches rebondies à la chair blanche et moelleuse, des pichets de sirop d'egrat bien collants, des cuisses d'essian rôties à la broche, des crêpes chaudes et surtout il y aurait de la mousse de lavande tellement sucrée que ça serait presque écœurant mais pas tout a fait quand même. Attendez... N'avait-elle pas déjà rêvé de tout cela? Norui s'imaginait déjà avec dieu sait quelle substance sucrée dans les cheveux. Elle en aurait mal au ventre mais elle aurait tout de même encore un peu de place pour la tarte à la myrtille, toute coulante.

Ses paupières se relevèrent à l'instant où elle décida de mettre son plan diabolique à exécution. D'un pas léger, totalement désertée par la faim qui l'avait tiraillée jusque là, ou encore par la peur et la culpabilité d'entrer dans une maison inconnue (en quoi était-ce mal, sa présence était un tel régal, n'est-ce pas?), elle s'approcha de l'ouverture, huma profondément l'odeur chaude des myrtilles avant de passer la tête dans l'encadrement. Pas de table indécemment garnie, pas de petites merveilles attendant dans le four. Quelle déception! Elle entra malgré tout d'un mouvement leste, et une fois dans la cuisine, se retourna vers la tarte qui n'attendait qu'elle. Etait-ce réellement trop chaud?
Tout en se brûlant les doigts et les lèvres, elle entreprit de dévorer la première part de tarte, une vraie part de rêve, mais un rêve coloré et dégoulinant au coin de sa bouche, un rêve englouti par une enfant n'ayant pas peur de se salir.
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MessageSujet: Re: Qui vole un oeuf, vole un boeuf. Mais c'est plus lourd à porter [Pv Seko]   Jeu 11 Mar 2010, 02:24

Un après midi quelque peu frais s'annonçait dans la douce couleur blanche du soleil, Seko airait à la recherche d'un endroit où il pourrait utiliser ses talents. Cela fait déjà quelques jour qu'il n'a pas fait son job et les vivres commencent à manquer. Il se balade à travers les campagnes et forêts de Lan Rei pour dénicher l'oiseau rare qui lui permettra de récupérer un peu d'argent et pouvoir faire quelques excès. Il sourit. Il avance à travers la brise qui annonce la fin de la matinée et sent l'air qu'elle transporte, mélange exquis d'odeur de fleurs, d'eau fraîche et d'herbes encore humide de la rosée du matin déjà si loin. A travers toutes ces senteurs une odeur imperceptible lui frôle les papilles olfactives, des questions germent.

**Une odeur de vie, mais pas de vie animal. Une odeur de civilisation, pourtant trop faible pour être un village ou une ville, peut être une maison seule!**


Seko argue ses oreilles à plus d'attention, dressées sur le haut de son crâne, elles écoutent les murmures de l'eau et de la forêt. Un bruit perce cet harmonieux mélange, un bruit qui n'est pas naturel. Seko avance à travers branches et troncs, les feuilles sous ses pas ne craquèlent pas, l'humidité règne. Il peut voir à quelques centaines de mètres des panaches de fumée. Il sourit à nouveau, cette fois avec envie et plaisir, il va enfin pouvoir exercer ses talents.il s'approche de plus en plus de cette petite bourgade.

**Il n'y avait pas une mais bien quelques maisons, quel charmant petit hameau!**


Il n'en connaissait pas le nom, mais voyait déjà très bien comment ce petit village tournait. Fait en majorité de pêcheur et quelques défricheurs bûcherons, tout le monde était au travail, les femmes avec leurs chants guidées le va et vient des vêtements sur les grattoirs. Autant dire que pratiquement toutes les maisons étaient vide. Autant de cadeau à ouvrir pour Seko. Certains des habitants ne travaillaient pas, une jeune fille aux airs perdus se baladait nonchalamment sur le chemin, le regars au loin. Seko la suivi des yeux quelques temps, puis passa à la recherche de la maison dont il volerait le contenu. Il suivi un chemin parallèle à la rue principale pour avoir accès à l'arrière des bâtiments.
Son oeil se baladait de fenêtre en porte et de jardin à portail, quelques fois des rires d'enfants se faisaient entendre, d'autre fois des disputes de couple. Une maison retint son attention, absolument calme et sans aucun bruit suspect, elle était la candidate parfaite à son cambriolage. Il décida les sens aux aguets de pénétrait dans la maison par derrière. Il enjamba la clôture qui entourait le jardin et fit quelques pas, s'arrêta et guetta le moindre bruit, rien ne bougeait, il reprit sa progression et finit par atteindre la porte. A la porte, Seko fît basculer son sac sur le côté et en sorti un crochet de serrurier. Il entreprit de crocheter la porte, avec dextérité et au bout de trois essais il arriva à ouvrir la porte. Il fit tourner la poignée et entra, tout en vérifiant qu'on ne l'avait pas vu.
Seko pénétra donc dans la maison inconnu,, elle était de meublé comme toutes les maison de pêcheur, trois pièces: une commune, une cuisine et une chambre. Seko entreprit de fouiller la pièce dans laquelle il se trouvait, c'est à dire la pièce commune. Il n'y avait rien à part de la vaisselle d'argile de facture moyenne. Un peu déçu mais pas désespéré, Seko entra dans la chambre et y découvrit une paillasse bien entretenue et faites de paille fraîche. Il fouilla le petit meuble de rangement et n'y trouva que des vêtements, il regarda alors dans la paillasse et y trouva une petit bourse qu'il ouvrit. Dans la bourse se trouvait des pièces d'or et des pièces d'argent, Seko sourit et se retourna. C'est à ce moment là qu'il perçut un bruit dans la cuisine et dans son mouvement il fit tomber une chaise avec son sac.

** Et merde!!**


Seko s'aplatit entre la porte et le mur en espérant passer inaperçu à la vue du potentiel danger qui se trouver dans la maison.
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MessageSujet: Re: Qui vole un oeuf, vole un boeuf. Mais c'est plus lourd à porter [Pv Seko]   Ven 12 Mar 2010, 23:20

Les multiples brûlures ainsi que l'excès de sucre avaient fini par endormir la langue et le palais de notre petite héroïne. Quelle délectable sensation! Cette chaude torpeur coulait dans sa gorge, et elle la sentait tomber goutte à goutte jusque dans son ventre. Instant de plénitude. Norui préférait attendre un peu que ses sens lui reviennent avant d'entamer plus avant cette tarte. Bien que gourmande, elle savait parfois prendre le temps de déguster les choses. Elle commença donc un tour d'inspection de la cuisine. L'homme avait-il créé quelque chose d'aussi génial que ce genre de pièce? Existait-il un seul endroit plus paradisiaque qu'une cuisine? Norui en doutait fortement.
Si elle avait eu une maison, elle n'aurait comporté que des cuisines. Une cuisine pour chaque type d'aliments. Une cuisine pour le petit-déjeuner, une pour l'encas de dix heures, une pour midi, le goûter, le dîner et puis le grignotage du soir aussi. Et pourquoi pas une pour le verre-de-lait-qu'on-va-chercher-quand-on-arrive-pas-à-dormir. Partout, il y aurait de grands fours, de grands placards, et surtout, de très grosses cuillères pour pouvoir manger la confiture. Belle définition du paradis selon Norui.

Mais cette cuisine-là ne répondait guère aux critères de notre déchue. Tandis que ses doigts collants laissaient des traces artistiques sur chaque objet qu'ils touchaient, la petite inspectait le moindre recoin où la nourriture pouvait se terrer. Avec les années, elle avait appris combien les aliments sont rusés, devenant introuvables lorsque vous avez le plus besoin d'eux. Des pro du cache-cache.
Le garde-manger, en plus de claudiquer, bancal, était désespérément vide. On n'y trouvait que quelques sachets de céréales et de farine, quelques vivres de base, du sel. Une odeur de poisson flottait dans la pièce, bien que Norui ne trouva pas l'endroit où ils étaient entreposés. De toute façon, les poissons, ce n'était pas ce qu'elle préférait. Trop d'arêtes.
Ainsi, son maigre constat ramena tout naturellement son attention sur la tarte, le seul bien de valeur de cette maison, c'était certain!

Elle s'apprêtait à revenir courtiser son premier amour lorsqu'un bruit, quelque part dans la maison, l'interrompit. Elle s'immobilisa, étonnée. Elle ne songea même pas à s'inquiéter ou à repartir par là où elle était entrée. Elle était juste... curieuse. Étrange papillon de nuit attiré par les ampoules, ignorant le danger. Elle prit néanmoins le temps de soigneusement lécher ses doigts avant d'ouvrir la porte de la cuisine, qui échappa un gémissement. Norui se stoppa, oubliant un instant le bruit précédant, totalement absorbée par une idée qui la faisait vibrer depuis qu'elle avait entendu le son de la porte. Dans sa tête rêveuse, on aurait dit la plainte d'un animal à l'agonie. Norui se demandait si cette porte était vivante. Que pouvait-elle bien manger alors? Peut-être devrait-elle songer à lui laisser une part de tarte. Elle s'arracha pour un temps à sa rêverie, peut-être vitale pour une porte, et s'avança dans la nouvelle pièce, nouveau territoire de découverte.
Mais très vite, son petit nez lui indiqua qu'il n'y avait probablement rien de bien savoureux à dévorer ici, et elle ne voyait nul part une source potentiel du raclement qu'elle avait entendu plus tôt. Quelle étrange créature pouvait se cacher dans cette maison? D'un pas jovial, elle se dirigea vers la seule autre porte qu'elle voyait, bien décidée maintenant à explorer le reste de la maison, même si elle ne savait absolument pas ce qu'elle espérait trouver.

Avec un entrain peut-être expansif, elle poussa joyeusement la porte qui baillait devant elle. Il y eut un bruit mou, et à aucun moment, la porte ne semblait percuter le mur. Elle s'enfonçait seulement un peu, avant de rebondir mollement. Intriguée, Norui se plaça face à cette nouvelle porte vivante, plus joueuse que celle de la cuisine apparemment. Plaçant ses deux petites mains en son milieu, elle s'y appuya de tout son poids en rigolant, la faisant caracoler plusieurs fois, s'amusant du bruit bizarre qui en résultait.
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