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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
"Le voyage est une suite de disparitions irréparables."
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."
"Dieu nous rêve. S'il s'éveille, nous disparaissons à jamais."
"Nous trouverons un chemin... ou nous en créerons un."
"Le rêve de l'homme est semblable aux illusions de la mer."
"Il n’est pas de vent favorable, pour celui qui ne sait pas où il va…"
"Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer."

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 Kohran - L'errance du banni I

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MessageSujet: Kohran - L'errance du banni I   Dim 17 Fév 2008, 22:07

Les cimes de Lan Rei. La neige enveloppe de sa douce blancheur les reliefs environnants. Comme pour cacher momentanément l'hostilité du paysage, les roches coupantes, les sommets abrupts. Comme pour attendrir ses pensées...

Le géant contemple les flocons, les laisse tomber dans sa main, comme il aimait tant le faire, il fut un temps, dans son enfance. Il regarde leur blancheur se diluer pour mourir dans le creux son imposante paume. Petite étoile, beauté éphémère qui disparaît avant qu'on ait pu en cerner toute la beauté. Comme ce rêve, un mystère, une source de fascination et une sorte de vague à l'âme quand c'est terminé.
Ses yeux d'un noir-charbon se tournent doucement vers l'horizon : Les nuages la cachent, mais il sait qu'un jour il pourra la traverser. La mer, seul rempart avant l'île rêvée, comme une barrière de plus à la compréhension.

Comprendre, chercher une solution, approfondir... Ses pairs lui ont toujours reproché d'en faire trop. Lorsqu'ils daignaient encore lui parler. Cela fait un certain temps maintenant, que la tribu s'est éloigné de Kohran. A vrai dire, ils ne lui ont jamais pardonné ce qu'il a fait. Ca n'as pas été brutal, ses compagnons n'aiment pas la violence. Non, l'éloignement a été progressif ; d'abord un mépris grandissant, puis la manie de fuir quand il arrivait et enfin, une isolation. L'isoler dans les montagnes, les vastes montagnes où l'on peut facilement se perdre.
Il s'en est voulu : les marques parcourant sa peau cuivrée en sont la preuve. Il s'est puni lui-même, dans la vaste étendue de rocs, il s'est jeté partout, fou de rage parfois, allant même jusqu'à arracher ses cheveux hirsutes, qui ne cessent de repousser. Puis il raisonnait et alors venaient de longs moments de réflexions, à escalader toujours plus haut, à grimper vers le ciel, pour trouver une solution peut être.
Dans sa tête se mélangent les images de sa famille, son père, ce reniement, ce bannissement... et puis d'un autre côté il y a l'île et le rêve. Le même. Cette nuit, alors qu'il n'avait pas dormi depuis des jours, l'apparition, le flou, l'envie, les mêmes sensation que l'an passé, et le profond désir, au réveil, d'en savoir plus... Mais il attendra. Il s'est fait à ses errances, il est même devenu une partie du paysage. Ce géant, un des plus grands, sa démarche lente, le bruit étouffé de ses pas sur la neige, tout cela s'est confondu avec les ombres des massifs montagneux. Même ses habits, très rudimentaires, ont perdu de leur couleur d'origine pour adopter le gris monotone des rochers et des nuages. C'est peut-être ici sa destinée, mourir minéralisé, changé en pierre. Il y aurait sa place, parmi le silence qui lui est cher, les animaux dont il aime la compagnie, sa seule compagnie.

Cependant, parfois -et ces moments sont de plus en plus fréquents- il se met à penser que sa vie ne se finira pas ici. Qu'il est voué à rencontrer d'autres personnes. Oui, cela lui paraît farfelu quand il y repense, mais au-delà des géants, peut être y a-t-il quelqu'un, un guide qui pourrait lui montrer le chemin, lui apprendre tout ce dont il est ignorant. Kohran a toujours été curieux. Lorsqu'il contemple les nuages, il imagine souvent ce qu'ils cachent. La mer, les étendues de terre, les autres îles de l'archipel... C'est peut-être aussi pour cela qu'ils l'ont banni, ils le sentaient trop différent, trop ailleurs. Les géants ont toujours été des êtres réfléchis. Mais lui ne fait pas que réfléchir : il s'évade
Ses cheveux noirs, son regard noir, ses pensées noires cachent peut être un destin plus lumineux qu'il ne l'aurait cru. L'île, peut être un jour, lui dévoilera ses multiples facettes. Aiklando : ce nom le pousse à l'aventure. Aussi longtemps que son peuple ait dominé ces montagnes, n'a -t-il jamais désiré s'en retirer, vivre ailleurs ?

La journée se finit avec plus de questions encore qu'il n'en a d'habitude. Le rêve est il responsable de toutes ces réfléxions ? Serait-il voué à une vie plus trépidante qu'il ne l'aurais imaginé ? Tout appartient à l'avenir. A cette rencontre que secrétement il attend. Et qui pourrait changer son existence...
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MessageSujet: Re: Kohran - L'errance du banni I   Lun 18 Fév 2008, 17:46

Le paysage désolé n'était que pics et arrêtes, il ne restait que la neige pour apaiser ces lames. Tant d'armes dressées vers les cieux, pour crever les nuages, les écorcher, tant de rasoirs ébrechés sur lesquels les flocons venaient se tuer. On se demandait bien quelle guerre titanesque avait pu oublier ici ces jouets cruels. Fier de lui et de cette image vaguement poétique, Yoshi eut un rire léger quand il engendra ses pensées. L'homme aux ailes de papillon dodelina un instant, comme un étrange génie encadré de volutes de fumée se balançant dans le vent. Pas de lampe magique à portée de vue, y aurait-il trois voeux à la clef?
Se mordillant la lèvre inférieure, l'étrange créature semblait esquisser des pas de danse aériens qu'il n'achevait pas tandis que ses prunelles vives fixaient le géant qu'il voyait, à une certaine distance devant lui. Il poussa un bref soupir de déception ou bien de lassitude, comme celui d'un enfant: ainsi, le futur adepte -puisqu'il le deviendrait, avec son gabarit, il le fallait!- donc, le futur adepte était un géant. La lutte risquait d'être épicée, l'homme volant s'en léchait par avance les babines, en espérant que rien ne lui reste entre les canines.

On pouvait se demander comment un vampire avait gagné des ailes pareilles, fines comme du papier, décorées comme des toiles de maître. Il y avait bien d'autres mystères chez cet être. Pourquoi ne rêvait-il plus? A croire qu'il avait fait un pacte avec quelque diable en couche culotte. Et il ne semblait pas avoir perdu au change. La Guilde ne lui avait pas menti, elle avait bien réalisé sa part du marché. Il se souvint du jour où un autre mentor était venu l'enroler. Ayesha... Hum, ils savaient choisir les individus susceptibles de les rejoindre. De préférence isolé, parfois plein de rancoeur, ou alors d'envie inassouvie. Maintenant, c'était à son tour de convaincre, de persuader! Ha, Yoshi avait un tel goût pour la propagande! Les Brises-Rêve ne comptaient pas une seule cible qui eut résisté au charisme du phénomène, et ça contribuait à sa jeune légende, certe un peu erronée, mais non moins admirable. Après tout, renoncer à Rêver et jurer allégeance à la Guilde pour exaucer un voeux, pour atteindre son idéal, tout cela semblait équitable. Lui qui ne vivait que pour la beauté, pour l'art, cette proposition avait été la bienvenue! Alors qu'il vivait encore dans l'un des trois grands Manoirs de la dynastie des buveurs de sang, déjà il pensait qu'il n'y avait que les choses touchées par le Beau qui méritaient qu'on se batte pour elle. Et existait-il quelque chose de plus grandiose que le néant, le chaos, l'apocalypse, y avait-il chose plus esthétique que ce grand tableau noir, que le meilleur artiste ne pouvait pas créer seul, mais seulement contribuer à réaliser? D'après le vampire ailé, toute personne censée devait se sentir émue par telle merveille. Et il se ventait de vouloir corriger tous les médiocres de ce monde qui n'étaient pas transi devant la grandeur majestueuses des ténèbres. C'était sa conception du monde, et il la chérissait, sans se rendre compte de sa mégalomanie.

Il progressait vers son but, sifflotant tranquillement. A nouveau, les doigts blancs de Yoshi se joignirent en une prière pieuse, muette et pleine de miséricorde. Il se demandait quel genre de pêché le géant avait commis pour subir si cruel punition, un isolement au sein de sa tribu de Grands Hommes, habituellement comprehensif. Et déjà, il s'imaginait en berger bienveillant, ramenant une brebis égaré sur le droit -et surtout splendide!- chemin de la Guilde. La chevelure rougeoyante du Mentor s'agita comme des serpents mortifiés lorsqu'il aperçu une victime innocente. Alors c'était donc cela, ce pauvre agneau ne respectait pas la nature et les belles choses? Pas étonnant qu'il fut si durement châtier! Son regard de feu restait bloqué sur un des rares arbres encore présent à cette altitude, couché sur le sol, abbatu par un geste du titan, peut-etre involontairement.
Les yeux de Yoshi scintillèrent, les motifs de ses ailes semblèrent bouilloner un instant; d'un geste fébrile, il replaça son éternel chapeau. Il ressemblait à un beau diable sortant avec entrain de sa boite, se balançant sur les torsades de son ressort, après trop d'années d'enfermement. A cet instant précis, il méritait vraiment bien son surnom.
Il délaissa le criminel pour s'occuper des victimes. Dans un flottement léger, il se posa sur le sol gelé, et c'est à peine s'il émit un bruissement. Cet insecte n'avait-il pas conscience du danger que représentait ce géant? Savait-il que ceux de sa race mangent des hommes? Peut-etre que non, ou alors il avait bien confiance en lui. Avec délicatesse, Yoshi retira le gant de soie fine et blanche qui recouvrait sa main droite, le rangeant précautionneusement dans la poche de sa veste débraillée. Puis, avec une tendresse infinie, il posa ses doigts trop pâles, trop fins, sur les déchirures qui zébraient le tronc de l'arbre martyr, et il sussurait des paroles de réconfort, les même que l'on délivre à un enfant malade. Ou plutôt ceux qu'on abandonne aux mourants. Il resta longtemps, ne se souciant plus de l'adepte potentiel. Le dessin de la larme sous son oeil scintilla lorsqu'une véritable perle salée glissa sur sa joue. Il commença à chantonner d'une voix tremblante qui ne lui ressemblait pas. Une chanson entendue dans la forêt, voila des années, un souvenir des elfes, imperrissable. Une chanson triste à mourir, en tout cas aux yeux du Papillon.


"Por el suelo hay una compadrita
Que ya nadie se para a mirar
Por el suelo hay una mamacita
Que se muere de no respetar
Patchamama te veo tan triste
Patchamama me pongo a llorar...

Esperando la última ola
Cuídate no te vayas a mojar
Escuchando la última rola
Mamacita te invito a bailar...
Por el suelo camina mi pueblo
Por el suelo hay un agujero
Por el suelo camina la raza
Mamacita te vamos a matar...
Esperando la última ola
Patchamama me muero de pena
Escuchando la última rola
Mamacita te invito a bailar..."


Lorsque Yoshi releva la tête, ému par sa propre complainte, satisfait de ce chant et de cette tristesse qu'il avait si bien restitués, rassasié et convaincu d'avoir bien veillé l'âme végétale, il eut un sourire ravi, mêlé de la fierté convaincue qu'ont les gens aveuglés par leur foi et leurs convictions. Le jeune excentrique comprit avec une pointe de contentement, mais sans y prêter une réelle attention, que le géant était désormais assez près pour voir nettement la beauté de ses ailes flamboyantes. Mais l'avait-il remarquait, du haut de ses cinq mètres? Ressassant la vieille fable, le non-rêveur décida de jouer au renard.


"Hé, Bonjour monsieur le Géant!
Que vous êtes plaisant, que vous me semblez grand!
Sans mentir, si votre esprit
Se rapporte à votre génie
Vous êtes l'allié indéniable qu'il me faut!"


Comprendra qui peut, Yoshi s'amusait dans son délire. Néanmoins, derrière ses airs de dandy puéril, il restait attentif, près à esquiver le moindre geste, au cas où le Grand Homme soit mauvais public.



[Outch... Hum, je mettrais une bannière dès que possible pour que tu puisse voir la tête du Yoshi Wink Oh et j'ai oublié de te dire, il faudra remplir la esquisse dans ton profil =) ]
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MessageSujet: Re: Kohran - L'errance du banni I   Lun 14 Avr 2008, 20:14

Pic parmi les pics, se mêlant aux roches qui l'avaient depuis si longtemps hébergées, Kohran se tenait debout, massif face à la frêle créature qui venait de lui parler. Rien à l'extérieur ne laissait trahir ses émotions : toujours le même air désabusé, le regard dissimulé par ses cheveux en pagaille, les mêmes mouvements lents et le même silence qui lui était propre.

Cependant, quel trépignement à l'intérieur ! Quel étonnement ! En apercevant l'ombre ailée se poser doucement au sol, il avait d'abord cru à un de ces grands rapaces qui installaient leur nid au sommet des cimes de Lan Rei. Mais, excepté les ailes, la silhouette n'avait rien d'un oiseau. Et encore, des ailes si frêles, des battements si rapides, qu'il les attribuait plutôt à un insecte qu'à un quelconque rapace des montagnes. C'est en s'approchant un peu plus qu'il s'aperçut des membres, de cette chevelure rouge et surtout qu'il l'entendit parler. Une incantation mélancolique, comme une plainte destinée aux arbres, qu'il avait pris plaisir à écouter. Par il ne sait quel enchantement, cette litanie l'avait séduit, l'avait mis en confiance. Puis il s'était souvenu de ces arbres, encore un de ces excès de colère. Il aurait voulu se précipiter vers la créature, s'excuser, replanter les arbres, ou bien pleurer avec lui. Que se sentait-il bête, coupable ! Et en même temps surpris par l'attitude de l'inconnu. Celui-ci lui inspirait un mélange d'incompréhension, voir de crainte, et de fascination.

A présent, il se trouvait là, un peu perdu à ne pas savoir quoi répondre. Cette rencontre n'était pas un hasard pour le géant. A vrai dire, il l'attribuait au rêve, à ses rêves aussi, ses aspirations, comme si quelqu'un là haut avait écouté ses voeux. Etait-ce lui, son guide, celui auquel il avait secrètement aspiré ? Pouvait-il y avoir ici une issue à toutes ces longues années d'errance, qui l'avaient terni au point de le confondre avec le paysage ? Un sentiment étrange lui bloqua la parole, comme si les mots qu'il pouvait dire seraient décisifs pour son avenir. Tout dépendait de comment réagirait l'homme ailé. Cependant, n'était-ce pas ce dernier qui avait engagé la conversation ? N'était ce pas un signe, une manière de lui transmettre une invitation à parler, une invitation au voyage ? Voyage... c'est un peu cela que lui inspirait l'inconnu : tout ce qui faisait à la fois les dangers et les charmes du voyage.
Kohran était terriblement tenté. Tenté par cette voix, ce personnage, par l'envie d'en savoir plus, même si à son attitude, il semblait témoigner la plus grande indifférence. Il se décida cependant à répondre à la créature, le plus succinctement possible :

Bonjour, étranger aux longues ailes, je m'appelle Kohran. Qu'est ce qui t'amène ici, dans un endroit si vide et si éloigné de tout ?

La question venait tout juste de lui traverser l'esprit, comme un doute qui avait profité de l'occasion de sa parole pour s'infiltrer dans ses pensées. Après tout, il ne savait absolument pas ses motivations, ce à quoi il aspirait, quel était son but. Cherchait il lui aussi une solution à des rêves trop encombrants ? Non, il ne serait pas venu par ici : qu'est-ce que les cimes de Lan Rei pouvait lui apporter comme indices ? Kohran les avaient traversées de toutes parts et il était bien placé pour dire que rien en ces lieux n'avait satisfait ses interrogations. Et peu à peu, sa thèse comme quoi l'étranger était un cadeau du ciel répondant à ses aspirations lui paraissait de plus en plus déplacée. L'illusion avait fait place à une vision plus raisonnée, et s'il avait à converser avec cet individu, il garderait une certaine distance, voire une certaine méfiance.

Mais c'était sans tenir compte de ce feu qui restait vivace à l'intérieur de lui, cette envie de changer d'air, de comprendre ce qui se passait autour de lui. Quelle que soit la distance qu'il prenne avec l'homme ailé, il n'en restait pas moins un intense désir de tirer profit de cette rencontre inattendue, d'en faire la rencontre qui changerait sa vie, ou tout du moins qui provoquerait un tournant. Tant de temps s'était écoulé sans âme qui vive à qui parler, échanger, rendre service. Il ne supportait plus cette solitude et même si sa nature de géant solitaire lui avait permis jusqu'ici de tenir le cap, la compagnie, ce mot si tendre et si rassurant, ne pouvait plus se résumer à ses monologues adressés aux arbres et aux bêtes de la forêt.

D'un geste lent, il rejeta ses cheveux en arrière et découvrit à la créature un regard tremblant, hésitant, qui n'était plus que l'ombre de lui-même. Et déjà dans ce regard qui ne lui ressemblait pas, l'on pouvait déceler cette peur qui suit les esprits incertains, une peur qui lui paraissait certes ridicule, mais qui pouvait être porteuse de vérités et qui l'alertait au final, de tout le danger et toutes les menaces que pouvaient apporter une rencontre à la fois si incongrue et si espérée...
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