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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
"Le voyage est une suite de disparitions irréparables."
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."
"Dieu nous rêve. S'il s'éveille, nous disparaissons à jamais."
"Nous trouverons un chemin... ou nous en créerons un."
"Le rêve de l'homme est semblable aux illusions de la mer."
"Il n’est pas de vent favorable, pour celui qui ne sait pas où il va…"
"Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer."

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 Hyaku

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MessageSujet: Hyaku   Mar 30 Aoû 2011, 01:36

C'est marrant que je ne me sois pas étonnée plus tôt de l'environnement qui se créa subitement autour de moi. Peut-être est-ce lié à ma condition humaine, celle qui ne voit l'avenir qu'au creux de ses mains et non pas dans ce qui nous dépasse. Nous aurions mieux fait de nous attacher à ce que l'on appelle rêve plutôt qu'au "progrès". J'aurais au moins pu comprendre ce qui m'arrivait.

De vive douleur dans ma tête. Encore. Je m'asseois, prend le temps de regarder autour de moi. Etrange salle: une pièce ronde, plutôt vaste, remplie de miroirs et de photos. Mon inconscient me joue des tours. Je sors ma pipe, une pipe que j'ai moi-même taillée, toujours accrochée à ma ceinture, au côté droit. Elle est longue, noire, et élégante. Je m'empare de ma petite poche de tabac en cuir, très discrète, elle toujours accrochée au côté gauche de ma maigre ceinture, juste à côté de la poche contenant des petites boulettes d'oppium. Je bourre ma pipe de tabac, l'allume. c'est bon. Je suis opé. Je scrute alors la pièce, mais c'est elle qui semble me scruter. Tous ces miroirs, c'est flippant. Je fais un effort, me lève, me dirige vers un des miroirs me reflétant entièrement.

Je suis à peu près -je dis bien, à peu près- consciente d'être dans un rêve. A ce qu'on dit, notre perception est totalement changée. Pourtant, le miroir que j'ai devant moi ne trahis pas mon apparence: je me reconnais parfaitement. Je distingue sans aucun problème cette fine silhouette. Je dois approcher des, aller, un mètre soixante-dix pour une petite cinquantaine de kilos. Mes formes, assez peu développées, me donnent bien deux ans de moins que les 21 ans que je traîne derrière moi: une petite poitrine et des hanches très fines.

Je suis habillée de l'un de mes nombreux kimonos, et, bien que ce n'est pas moi qui ai choisie ma tenue vestimentaire, ce cher subconscient a visiblement décidé de m'accoutrer des vêtements que je porte le plus souvent: un kimono bleu/violet croisé, attachée par ma ceinture. Et en parlant de ceinture, je remarque aussi que l'on a pas oublié de m'affubler de l'un de mes jouets favoris: mon éternel couteau, dans son petit fourreau de bois, bloqué dans ma ceinture. Je le sors,enlève le fourreau: c'est bien lui, une lame toujours aiguisée à l'extrême avec son côté extrêmement tranchant, et ces petits symboles gravés sur la lame, juste au bout du manche. Mon kimono ensuite s'arrête au haut de mes cuisses, laissant une fine jambe nue. L'autre est recouverte d'un long collant violet, masquant une brûlure que je me suis faite étant jeune.

Enfin, mon regard se baisse à nouveau et s'arrête sur mes pieds; de petits pieds logés dans des sandales au style sobre. Je tire sur ma pipe, et crache une bouffée de fumée. Celle-ci brouille mon apparence dans le miroir avant de s'évaporer lentement. Etant dans un rêve, je m'attendais à voir quelques changements, mais rien. Déçue, je me retourne et contemple à nouveau la salle. Je n'avais pas encore prêté beaucoup d'attention aux photos disséminées ça et là sur le mur: certaines me représentent vu de face, exprimant tour à tour de nombreuses expressions. Sur l'une d'elles, je suis impassible: des lèvres fines, un petit nez, des yeux d'un bleu profond et une longue chevelure blonde et raide, descendant un peu plus bas que mes épaules, recouvrant mes oreilles. Sur une autre photo, j'ai le regard plus dur: moi qui n'a que très peu de traits de caractère au visage, mon humeur est directement donnée par mon regard. Sur une autre photo, je ris à gorge déployée, laissant des dents sans aucun souci de plaçage, mais jaunies par le tabac.

Je me ballade durant une durée que je ne saurais calculer dans cette pièce. Je continue de tirer sur ma pipe, le tabac y étant tassé ne semblant pas vouloir se faire cendre. Pas de doute, je suis en train de rêver.
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MessageSujet: Re: Hyaku   Mar 30 Aoû 2011, 08:30



Huuuuuuum…
Je n’apprécie guère la venue des ces êtres dans mon palais, ma salle, ma tanière, mon domaine. Je n’aime pas voir mes beaux murs sanglants se recouvrir de ces images futiles et sans intérêt. C’est une véritable invasion.
Malheureusement j’ai besoin d’eux pour avoir un corps un temps aussi fugace soit-il. Tsss…

La femme apparaît face à la glace et moi, son reflet pour un temps, fait de même. Je mime chacun de ses gestes avec un ennui certain, le moindre battement de cil, le moindre froissement de vêtements.
Je soupire mentalement tout en suivant le mouvement...

Une grimace aurait put venir malmener mes traits. Je ne suis absolument pas ravi. Ce corps est moche, banal, peu intéressant à revêtir!
Pour la suite des événements, au lieu de continuer à la singer, je prends possession de mon corps.
Mes yeux, eux magnifiques et dignes d‘attention, viennent embellir son visage. Je cligne paresseusement des paupières. Mes cils incroyablement longs laissent entrevoir de manière hautaine ma pupille, ce soleil vert. Une touche de féminité magnifique sur ce corps qui ne pourra jamais atteindre mon élégance…

Il est temps de me débarrasser de ce parasite. D’un air absent je lève ma main et je toque contre le miroir, trois petits coups pour attirer son attention…
Puis le plus naturellement du monde je lui montre la clef rouge qui peut la libérer. A cet instant précis toutes les photographies explosent dans une cacophonie peu élégante.
Il ne reste que moi et elle, moi toujours impassible la clef dans la main. Ma salle est devenue un vrai dépotoir. Je grimace et fait demi tour dédaigneuse, après quelques pas je me souviens que le parasite est toujours là. Je me tourne à demi, lui lançant la clef qui au contact du verre fait exploser le miroir laissant ainsi le passage noir vers l’autre salle… Tsss…





[ Sois la Bienvenue parmi nous Hyaku, j'espère que tu te plairas ici.

Tu as déjà rempli ton Esquisse, c'est impeccable.
Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, je suis à ta disposition, n'hésite pas.

Bon courage pour la suite!]
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MessageSujet: Re: Hyaku   Lun 17 Oct 2011, 22:03

Petit Up, s'il n'y a pas de signe de vie de ta part d'ici la fin du mois, j'enverrais ton entrée dans la Trappe [où elle pourra toujours être récupérée en cas de retour Wink ]

En espère te revoir bientot
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MessageSujet: Re: Hyaku   

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Hyaku

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