AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion
"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
"Le voyage est une suite de disparitions irréparables."
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."
"Dieu nous rêve. S'il s'éveille, nous disparaissons à jamais."
"Nous trouverons un chemin... ou nous en créerons un."
"Le rêve de l'homme est semblable aux illusions de la mer."
"Il n’est pas de vent favorable, pour celui qui ne sait pas où il va…"
"Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer."

Partagez | 
 

 Que l'objet de l'abjection ne soit plus qu'un rêve...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité

avatar



MessageSujet: Que l'objet de l'abjection ne soit plus qu'un rêve...   Lun 26 Sep 2011, 19:43

Il ne m'était encore jamais venu à l'esprit que faire un rêve vide était possible. J'entends par là, que faire un rêve, dans lequel rien n'avait corps ou quelque intégrité physique et psychologique, ni même les couleurs et les formes; un rêve dans lequel aucun de nos sens n'aurait d'utilité, pas même l'équilibre ou la logique. Car si en effet le rêve est le reflet de notre inconscient, il reste toutefois possible que l'inconscient végète, tel notre état conscient lorsque nous dormons....et que nous rêvons!
Il ne m'était encore jamais venu à l'esprit que faire un rêve vide était possible...jusqu'alors.

Je me sentais flotter dans un immense...je ne sais quoi. A vrai dire je n'avais aucune idée d'où j'étais ni de qui j'étais. Ma seule réalité à ce moment là, fut la torpeur qui m'étreignait, qui m'empêchait même d'ouvrir les yeux. Je ne saurais dire combien de temps cela à duré, c'était un peu comme si le temps s'était arrêté....non! Comme si toute notion de chronologie avait disparue. Peu à peu, je sentis qu'un froid mordant m'enlaçait, et que ces crocs gelés fournissaient à mon corps une énergie nouvelle et chaleureuse. Je repris un tantinet conscience de moi-même, mes yeux me brûlèrent mais la douleur était soutenable et appréciée; cette découverte de mon corps, ou plutôt cette redécouverte, était aussi étourdissante que fascinante. Un pression se fit ressentir dans mon dos, comme un gigantesque plan dur et froid, et peu à peu je me sentis attiré par lui comme un aimant. Ma tête tourna un moment, et lorsque je recouvrai pleinement mon équilibre et mon orientation, je me rendis compte que j'étais tout bonnement allongé.

Je pus alors ouvrir les yeux pour apercevoir une immense voûte d'un rouge sanglant, dressée au dessus de moi. Je me relevai difficilement pour identifié le lieu dans lequel je venais d'émerger. Il y avait d'innombrable colonnes étrangement disproportionnées et asymétriques les unes par rapport aux autres. Il y avait également ce mur, tout aussi rouge que le reste du dédale, mais qui semblait plus réel, voire même un peu trop. Il y avait sur ce mur, des centaines...que dis-je? Des milliers de tableaux, aussi réussi que des photographies. Il y avait ce tableau, le plus grand, le plus beaux, qui me semblait étrangement familier: il représentait une immense clairière, à l'orée d'un bosquet au feuillage doré, au milieu de laquelle se trouvait un énorme chêne millénaire qui abritait des dizaines de petites cabanes en bois....c'est là que j'ai grandi!

En divaguant un peu plus loin sur les tableaux, je vis des fées, des fées, des fées et encore des fées. L'une d'entre elle revenait sur chaque tableau, un garçon toujours seul, qui avait les ailes beaucoup plus petites que ses congénères. Ses yeux rouges, ses cheveux en épi, d'un blanc éclatant et la pâleur de sa peau, témoignaient d'un albinisme inné. De ce fait ces ailes blanches déjà atrophiées semblaient d'autant plus invisibles, voire inexistantes. Vêtu petite tunique verte d'à peine quelques pouces de hauteur, lui donnait des allures de lutin. Cela devait être moi bien entendu, enfin en principe. Je me mis à courir jusqu'à l'autre extrémité de ce mur et contemplai le cadre, le seul dans lequel je voulais bien me plonger! Il s'agissait d'un miroir,de mon reflet, mon vrai moi: un jeune homme grand aux yeux embrasés, dont la blancheur capillaire donnait des reflets argentés sous les rayons du soleil. Mon corps était aussi fin que le tracé de ma face, et mes cheveux tombaient en cascade devant cette dernière. Les courbes de mes hanches étaient semblable à celles d'une femme, de même que mon allure générale. Je n'en étais guère complexé, sinon fier, nul besoin alors d'utiliser mon don pour me transformer. Il était vrai que ma combinaison légèrement bleutée m'allait à ravir, même si elle me donnait un peu l'air de m'être échappé d'un hôpital. Je souri bêtement un instant avant de me rendre compte que la distance qui me séparait du mur avait largement augmentée. D'ailleurs tout, autour de moi, s'était éloigné et continuait de s'éloigner: les mûrs, les colonnes, la voûte...


Dernière édition par Clark Mikogami le Mar 27 Sep 2011, 17:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
¤Admin¤

avatar

¤Admin¤

Nombre de messages : 10629
Localisation : ¤ Là où la mer et le ciel se rejoignent, sur l'horizon, là où le Rêve existe encore ¤
Métier/Fonction : ~¤Maître du Jeu¤~ / ~*Conteuse*~

MessageSujet: Re: Que l'objet de l'abjection ne soit plus qu'un rêve...   Mar 27 Sep 2011, 11:48

[Bonjour Clark!

Comme promis, j'ai eu le temps de lire ton entrée aujourd'hui, et je vais t'embêter un peu.

En effet, la description de ton personnage est assez sommaire, j'aimerais que tu développes ce point un peu plus, on ignore un tas de choses! Ses ailes sont petites, mais de quelle couleur, quelle forme par exemple? La couleur de sa peau, sa musculature ou corpulence, eventuellement son style vestimentaire...

De plus, je ne sais pas si c'est que moi, mais la personne sur ton avatar ressemble plutot... à une femme. Alors bon, c'est pt que moi, donc je te demande pas de changer pour l'instant hein, je tenais juste à le signaler.

J'espère que je ne te découragerais pas, et je suis à ton entière disposition si tu as besoin d'aide!
Bon courage!]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

avatar



MessageSujet: Re: Que l'objet de l'abjection ne soit plus qu'un rêve...   Mar 27 Sep 2011, 17:08

J'ai édité, espérons que ça convienne mieux =D
Revenir en haut Aller en bas
¤Admin¤

avatar

¤Admin¤

Nombre de messages : 10629
Localisation : ¤ Là où la mer et le ciel se rejoignent, sur l'horizon, là où le Rêve existe encore ¤
Métier/Fonction : ~¤Maître du Jeu¤~ / ~*Conteuse*~

MessageSujet: Re: Que l'objet de l'abjection ne soit plus qu'un rêve...   Mar 27 Sep 2011, 21:20



Huuuuuuum…
Je n’apprécie guère la venue des ces êtres dans mon palais, ma salle, ma tanière, mon domaine. Je n’aime pas voir mes beaux murs sanglants se recouvrir de ces images futiles et sans intérêt. C’est une véritable invasion.
Malheureusement j’ai besoin d’eux pour avoir un corps un temps aussi fugace soit-il. Tsss…

Il apparaît face à la glace et moi, son reflet pour un temps, fait de même. Je mime chacun de ses gestes avec un ennui certain, le moindre battement de cil, le moindre froissement de vêtements.
Je soupire mentalement tout en suivant le mouvement...

Une grimace aurait put venir malmener mes traits. Je ne suis absolument pas ravi. Ce corps est moche, banal, peu intéressant à revêtir!
Pour la suite des événements, au lieu de continuer à la singer, je prends possession de mon corps.
Mes yeux, eux magnifiques et dignes d‘attention, viennent embellir son visage. Je cligne paresseusement des paupières. Mes cils incroyablement longs laissent entrevoir de manière hautaine ma pupille, ce soleil vert. Une touche de féminité magnifique sur ce corps qui ne pourra jamais atteindre mon élégance…

Il est temps de me débarrasser de ce parasite. D’un air absent je lève ma main et je toque, trois petits coups pour attirer son attention contre la paroi de la glace…
Puis le plus naturellement du monde je lui montre la clef rouge qui peut le libérer. A cet instant précis toutes les photographies explosent dans une cacophonie peu élégante.
Il ne reste que moi et lui, moi toujours impassible la clef dans la main. Ma salle est devenue un vrai dépotoir. Je grimace et fait un demi tour dédaigneux, après quelques pas je me souviens que le parasite est toujours là. Je me tourne à demi, lui lançant la clef qui au contact du verre fait exploser le miroir, laissant ainsi le passage noir vers l’autre salle… Tsss…




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

avatar



MessageSujet: Re: Que l'objet de l'abjection ne soit plus qu'un rêve...   Mer 28 Sep 2011, 01:23

A ce moment là, tout était à plus de cent pas de moi, excepté les tableaux et ce miroir qui, étrangement, commençait à devenir pesant. J'y prêtai un peu plus attention, et constatai avec effroi que mon visage avait changé! Tout...non? Juste les yeux! Des yeux atroces, d'un vert dégobillant, qui m'inspirait un dégoût profond. Déjà que je ne pouvait plus voir le vert en peinture... Je me frottai rageusement les yeux, espérant récupérer les miens, si difficilement obtenus. Un bruit troubla mon esprit et attira mon attention vers le miroir. Mon reflet venait de frapper contre le verre. J'en restais abasourdi, mais je restais partagé entre la crainte d'un danger imminent et le soulagement de ne, finalement, pas être ce qui se tenait devant moi. La chose sortit alors une clef, de la même couleur que le reste de la salle. A ce train, j'allais sans doute commencer à détester aussi le rouge que le vert!

Elle leva la main et les tableaux explosèrent tous, mais devais-je être heureux ou effrayé? Moi qui avait toujours souhaité effacer mon histoire d'un revers de main, voilà qui est chose faite. La chose fit volte face avec un certain dédain, allait-elle partir? Je me rapprochai d'un pas pour tenter de saisir la clef avant qu'elle ne s'en aille, mais elle se tourna à nouveau et lança la clef dans ma direction. Elle brisa le miroir en le traversant, et la chose, ainsi disparut. J'attrapai la clef et aussitôt la salle se teignit en noir, comme si une boue épaisse coulait le long des murs que dès lors je peinais à voir.

Soudain, on m'interpella:

-"Toi qui n'est pas toi, qui es-tu?"

Mais quelle était cette voix d'outre tombe? Cette question me hérissa le poil en une fraction de seconde, on essayait visiblement de me décontenancer dans ce lieu étrange, et bien c'était réussi. Je ne tardai pas à répondre avec toute la gentillesse du monde.

-"Qui es-tu, toi, pour ainsi investiguer? Je ne suis ce que je veux bien être et je n'ai de compte à rendre à personne! Et à moins que tu ne sois Personne, chose dont je doute fort puisque tu parles, je n'ai pas de compte à te rendre!"

J'étais fier, comme à l'accoutumé. Envoyer balader était ma spécialité, et à vrai dire, j'avais une sainte horreur que l'on pénètre mon espace vital et ma vie privée. Je n'avais besoin de personne pour vivre, c'était l'un des enseignements que j'avais tiré de la vie. La voix reprit de plus belle:

-"Je suis ton passé, ton présent et ton futur! Et je veux savoir quelle est ton identité!"

Un sourire narquois s'afficha sur mon visage. Je me transformai successivement en chat en elfe, en cochon, en nain...et ayant épuisé tout mon pouvoir, je retombai à l'état de fée, toute petite, insignifiante. Je détestais ces moment là, où de 1 mètre 80, j'étais bloqué dans un corps d'à peine 8 centimètres! Voilà ce que j'étais supposé être...mais que je ne suis pas. Un silence pesant envahît la salle.

-"Pourquoi poses-tu la question si tu es moi? demandai-je tristement.

-Je ne suis là que pour te remettre dans le bon chemin."

Le bon chemin? J'aurais emprunté un mauvais chemin? Pff...ce qui est bon ou mausais pour moi, j'en décide seul.
Revenir en haut Aller en bas
¤Admin¤

avatar

¤Admin¤

Nombre de messages : 10629
Localisation : ¤ Là où la mer et le ciel se rejoignent, sur l'horizon, là où le Rêve existe encore ¤
Métier/Fonction : ~¤Maître du Jeu¤~ / ~*Conteuse*~

MessageSujet: Re: Que l'objet de l'abjection ne soit plus qu'un rêve...   Mer 28 Sep 2011, 11:39

[Me revoila encore pour te demander de completer ta salle noire.

En effet, cette salle doit te servir de pretexte pour expliquer le caractère de ton personnage, hors là, à part une certaine fierté et de l'ironie, on n'apprend pas grand chose. Ton personnage est-il extravertie, timide, colérique, sociable, joueur, taciturne, solitaire, narcissique... etc etc.

J'aimerais que tu étoffes un peu ça, que tu nous exposes les traits de caractères, defauts et qualités principaux de ton personnage. Je te demande pas d'en rajouter des tonnes hein, donc pas de panique Wink

Bon Courage!]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
¤Admin¤

avatar

¤Admin¤

Nombre de messages : 10629
Localisation : ¤ Là où la mer et le ciel se rejoignent, sur l'horizon, là où le Rêve existe encore ¤
Métier/Fonction : ~¤Maître du Jeu¤~ / ~*Conteuse*~

MessageSujet: Re: Que l'objet de l'abjection ne soit plus qu'un rêve...   Lun 17 Oct 2011, 22:06

Petit Up, s'il n'y a pas de signe de vie de ta part d'ici la fin du mois, j'enverrais ton entrée dans la Trappe [où elle pourra toujours être récupérée en cas de retour Wink ]

En espère te revoir bientot
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Que l'objet de l'abjection ne soit plus qu'un rêve...   

Revenir en haut Aller en bas
 

Que l'objet de l'abjection ne soit plus qu'un rêve...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» quel est cette objet
» Objet de Collection
» Le crafting d'objet
» [Theme] L’objet du désir (PV tous les serpentards)
» je cherche objet rare...
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aïklando :: Préliminaires :: Nouveau Départ :: La Trappe-