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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
"Le voyage est une suite de disparitions irréparables."
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."
"Dieu nous rêve. S'il s'éveille, nous disparaissons à jamais."
"Nous trouverons un chemin... ou nous en créerons un."
"Le rêve de l'homme est semblable aux illusions de la mer."
"Il n’est pas de vent favorable, pour celui qui ne sait pas où il va…"
"Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer."

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 Les liens du sang. Caleb.

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MessageSujet: Les liens du sang. Caleb.   Mer 26 Oct 2011, 13:26

    Battements irréguliers, qui se calme, qui se cale, sur le rythme lancinant d’une vie refoulée, d’une vie méprisable, d’une vie haïe.
    Il soupira, et tenta de se relever. Vite, le sang tambourina ses temps, lui donnant le tournis et la nausée. Où pouvait il bien être encore ? La douleur dans chacun de ses muscles était insupportable. Il se remémora brièvement sa première transformation, la douleur de la morsure, puis chassa vite ces mauvais souvenirs.

    Lenteur.
    Eveil.

    Il ouvrit les yeux avec difficulté. Le rouge de la pièce agressa tout de suite sa vue. Il pesta et se mit sur ses jambes, titubant un moment. Il releva la tête, passa sa main dans ses cheveux malmenés par un lourd sommeil, puis regarda autour de lui. Du rouge, partout. Sol, plafond, mur. Rouges. Sang.
    La nausée lui reprit, qu’il réprimanda aussi sauvagement que ses instincts d’animal. Il respira un grand coup. Tout était immense. La pièce était démesurée, mais la disposition était telle, qu’il n’aurait pu juger la véritable superficie de ce lieu, encore moins s’il marchait sur le sol ou un autre surface…
    Invraisemblable.
    La personne était de mauvais gout. Bref…il faut de tout pour faire un monde, même des monstres, hélas.

    Il se rapprocha des murs à pas de loup. Furtif autant qu’il le pouvait. Une peur l’envahit soudain, avec le sentiment d’être observée. Par qui ? Par où ?
    Sur les murs, ou plafond, ou sol, qui sait ? Etaient placardés des photos de lui à tout âge, en tout lieu, en toutes circonstances.
    Nourrisson rondouillard, au sein de sa mère, une belle jeune femme épanouie et souriante, avec de longs cheveux noirs et des yeux argentés comme la lune.
    Sur cette photo il mangeait à grosses cuillerées de ce plat qu’il aimait tant, des nouilles sautées aux légumes. Il devait avoir…cinq ans ? Ses cheveux bruns lui tombaient déjà largement devant ses beaux yeux ambrés. Il s’était affiné avec le temps. Aimant bouger, et tout essayer, il avait développé quelques muscles assez discrets, qui lui donnait une allure de gentleman soigné.
    Le voilà, assis auprès d’un berceau, en remuant devant une petite fille aux airs angélique, un hochet multicolore qui lui tirait des gazouillements admiratifs.

    Il avança de travers, pour essayer de capter toutes les images. Il avait peur, de la personne qui avait pu se jouer ainsi de lui et de son passé, mais la tendresse des photos le submergea avec autant de certitude qu’une mer ravale les falaises des côtes.
    Il se vit adolescent, avec assurance et patience, apprendre à sa jeune sœur à danser avec une pile de livres sur la tête.
    Elle était devenue une magnifique jeune femme, très désirée dans le voisinage pour sa beauté, mais aussi son caractère calme et éduqué. Plusieurs photos ont été prises devant le petit pavillon bourgeois qui était leur demeure familiale, à toute époque. Il devait avoir maintenant la vingtaine, juste avant sa transformation, au bras d’une jeune femme très élégante, aux cheveux d’un roux vif. Lui, distingué, la fierté dans les yeux, grand, fin, allure altier et mesuré. Un homme, avec la vie devant lui.

    A cette époque. Avant. Plus maintenant…

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MessageSujet: Re: Les liens du sang. Caleb.   Mer 26 Oct 2011, 18:11




Un gargouillement. Glouglou et la viande se réveille. Un oeil après l'autre, le décor se monte de lui-même. Il fait chaud, c'est humide et étroit; Bienvenue dans Nos boyaux.

Ici Nous broyons, Nous mastiquons, Nous brassons. Nous extrayons l'essence de ces vies, Nous les absorbons. Nourrissez-Nous, encore, de vous! Car vous êtes faits un peu de Nous, mais beaucoup de ce qui se passe là-bas, au-delà de Nos ténèbres. Par-delà les barrières de la chair et du sang qui coule. Revenez-Nous, comme un témoignage, comme une histoire pour s'endormir.

Nous goûterons d'abord à la peau, et aux particules de tout ce qui appartient au mortel. Comme la rosée sur un brin d'herbe, oui, Nous connaissons les brins d'herbe! Ils sont de Nous, eux aussi... Et comme cette rosée, chaque goutte qu'a sué votre passé s'attache à l'épiderme. Nous vous respirons, Nous vous léchons des vos yeux derrière ce miroir... Approchez, ne soyez pas encore effrayé. Après tout, Nous vous rendons entier, à la fin...

Nous collons le reflet de votre langue à la vitre que vous observez, laissant dans le verre la marque embuée d'une clef. Le décor se replie, comme un simple papier, remballez les photos. La lumière tombe, comme la nuit, et la salle devient noire.








[Bonjour, et sois le bienvenue parmi nous!

La description physique de ton personnage était un peu juste, je pense que tu aurais pu detailler un peu plus, mais ça va, je valide Wink

Pour la salle suivante, qui est la plus difficile souvent, essaie de vraiment te concentrer sur le caractère de ton personnage, qualités et défauts, etc, sans trop se perdre dans des événements de sa vie Wink

Il faudra aussi que tu finisses de remplir ton Esquisse avant la fin de ton entrée Smile

A très vite, et si tu as besoin, je suis à ta disposition!]
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MessageSujet: Re: Les liens du sang. Caleb.   Mer 26 Oct 2011, 23:10

    Un bruit. Furtif, brusque. Tout se froissa autour de lui. Il recula, craintif, la peur au ventre. Tout sembla se contracter comme dans un boyau humain. Où était il bon sang ? Il regarda autour de lui, inquiet, et…plus rien.
    Noir complet. Tout autour. Il en frissonna tout le long de son échine. Il avait pris peur du noir, car cela signifiait la nuit, et la nuit…monstre.
    Etait il réveillé ? Où était ce seulement le fruit de son imagination, un cauchemar. Oui, cela devait être cela. Il allait se réveiller et…


    - Salutations, voyageur éperdu.

    Battement loupé, frayeur sourde. Il ne voyait rien autour, il ne sentait même pas le sol sous ses pieds. Les voix semblait éparses, et l’enveloppait comme dans un cocon impartial et froid.

    - Il y a quelqu’un ? Qui êtes vous ?!

    Petit rire discret. Il sentait le son bouger autour de lui. Au dessus, sur les côtés, dessous. Cela lui donna le tournis, et il pris sa tête entre ses mains.

    -Oh mais là n’est pas la question mon cher. La question est…

    Nouveau déplacement, comme une caresse dans le vide qui l’entourait.

    - Qui… es… tu ?
    - Caleb Alvus. Je serai honoré pour vous serrer la main, si seulement je pouvais vous voir…!


    Nouveau rire. Etaient ils plusieurs, ou l’effet était il du à des écho ? D’où le son pouvait il bien provenir ? Il fit un tour sur lui même, essaya de capter la provenance de ces voix inconnues qui l’indisposaient de la sorte.

    - Aucune nécessité de voir mon ami. L’enveloppe n’est en aucun cas le centre de nos préoccupations. Laisse nous… te voir tel que tu es !

    Les voix se resserrèrent autour de lui, il sentait des souffles, même s’il ne pouvait leur donner d’emplacement certain. Elles se multiplièrent, volaient, volaient autour de lui, sans forme, sans logique. Juste là, juste à côté.

    - Verdict ? Je suis pas mal c’est sa ?
    - Oui, j’en étais sûre. Un peu narcissique, beaucoup de peur surtout.
    Dit une première voix.
    - Un masque de confiance, pour un esprit torturé par la souffrance. Ajouta une deuxième voix.
    - Qu’est ce que vous en savez d’abord ?

    Il recula, on se sait où, dans le noir, dans le vide. Il n’aimait pas qu’on puisse lire aussi clairement en lui.

    - En fait je trouve qu’il manque beaucoup d’assurance. Il ne s’assume pas lui même ce petit. Remarque une troisième voix.
    - Oui cela doit être cela. Pourtant il n’était pas comme cela avant. Pourquoi est il devenu peureux ? Dis, pourquoi es tu devenu peureux ? repris la deuxième voix.
    - Cela doit être à cause de son traumatisme post enfantin. Vous savez quand...
    - Roh mais laisse le répondre !
    le sermonna la troisième, qui semblait avoir plus d’autorité que les deux premières.
    - Content que vous vous soyez souvenus de ma présence.
    - Réponds petit.
    - Ouii, réponds nous !
    - C’est qu’avant, j’étais pas comme ça vous voyez…je suis sûr que vous voyiez.
    - Tu n’étais pas quoi avant ?
    - Ba…comme ça...j’étais normal avant.
    - Tu ne l’es plu ?
    - Non.
    - Tu es quoi alors ?
    - Et bien le contraire de normal c’est…anormal.
    - Maaiiis encoore ?


    Les voix se firent plus insistantes. Elles bougeaient avec empressement autour de lui, l’oppressant de leur présence, de leur attention envers lui. Il recula encore, mais ne pouvait pas s’en défaire. Il mis les mains sur sa tête, s’agenouilla, le cœur battant.

    -Tu es quoi?
    -Tu es quoi?
    -Tu es quoi?
    -Tu es qu...
    - UN LYCAN ! Je suis un lycan ! J’ai tué ma sœur, ma petite sœur ! Ma fiancée m’a transformé en monstre ! Je hais les femmes, parce qu’elles m’ont poussé à commettre des actes que je regretterais toute ma vie ! Je faisais tout pour elles ! Tout pour leur plaire ! Et elles ont fait de moi un monstre, un TUEUR !


    Silence pesant. Les voix semblaient avoir disparu. Fini, le tourbillon incessant, finit l’oppression. Caleb gisait là, exténué, les larmes aux yeux. Un homme ayant la vie détruite. Une haine, qui pulsait dans ses veines. Une peur, de ce qu’il est devenu, de ce qu’il a, à jamais perdu.
    Un monstre.

    Malheureux...seul.

    Les voix revinrent, plus douces, plus conciliantes, comme un soutien paternel, une caresse maternelle. Un apport fraternel.


    - Avant, pourtant, tu étais heureux.
    - Gentil, obéissant et serviable.
    - Tu faisais toujours passer le bonheur des autres avec le tien.
    - ...oui, et voilà où cela m'a mené.
    - Tu ne regrettes pas ta vie d'avant ?
    - Si, mais elle m'est désormais inaccessible, alors je vais vivre comme cela, pour moi. Et je ferai regretter aux femmes de s'être servi autant de moi.
    - Tu te trompes de chemin...reviens vers la paix, vers le bien.
    - Le bien m'insupporte ! Les femmes, qui ont ruinés ma vie, étaient elles en droit de le faire ? Etaient elles dans le droit chemin ?! Si vous me soutenez que oui, alors je vous répondrai que je suis seulement ma propre voie. Une voie de vengeance, une voie de justice, une vie de liberté retrouvée !



Dernière édition par Caleb Alvus le Ven 04 Nov 2011, 13:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les liens du sang. Caleb.   Mer 26 Oct 2011, 23:50

[Me revoila, finalement tu vois j'ai lu avant de partir ^^

Et je prend le temps de répondre ce soir car j'aimerais te demander de developper un peu plus sur ses traits de caractère. Car là on apprend qu'il ets un peu narcissique, et qu'il est devenu peureux. Et c'est bien tout. Ca fait pas beaucoup pour tout un caractère Wink

Est-il social, solitaire, enjoué, rieur, lâche, drageur, timide...? Tout un tas de chose Wink

Ne panique pas, je ne te demande pas de rajouter des tonnes de choses, mais essaie tout de même de donner un peu plus de caractère, de nous décrire comment il réagit dans la vie de tout les jours, etc.

Je te remercie par avance de tes efforts!]
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MessageSujet: Re: Les liens du sang. Caleb.   Ven 04 Nov 2011, 16:21




Nous les détestons avides et orgueilleux. Nous les aimons faibles et suppliants, pleurant à genoux pour un peu de silence. Et nous aimons encore plus répondre à leurs suppliques par de nouveaux cris, de nouvelles accusations. Ces êtres sont tous si répugnants, si malpropres, si fautifs! Et celui-ci ne vaut pas mieux. A peine est il arrivé dans notre antre que nous nous jetons sur lui, nos voix plus acérées que des poignards. J'aimerais... voir du sang dans ses oreilles, voir ses pêchés se dissoudre dans ce liquide douloureux. Mais rien de tel ne se produit et il tient tête, s'obstine. Je deviens tous les cris de haine et de tristesse qu'il a pu engendrer. Je suis le souffle de la tempête qu'il a semée.
Mais ses réponses nous surprennent, sa voix nous destabilise. La plupart des accusés restent silencieux, se recroqueville, souffrant de nos mots tranchants, acculés, au pied du mur. Il finit par faire de même, malgré son hypothétique douleur. Mais nous le savons, il accepte, oui, tous nos dires sont vrais. C'est ainsi qu'il est. C'est ainsi que nous l'avons fait.

Pris au dépourvu, ne trouvant plus de venin à cracher, nous nous taisons. Notre but n'est pas de leur faire expier leurs fautes, simplement qu'ils acceptent la vérité de ce qu'ils sont. Nous sommes frustrés que ça ne dure pas plus longtemps, nous avons faim, nos gorges voudraient crier encore. Mais nous n'avons pas le choix. Il n'y a plus rien à dire.

Je feule et mes lèvres, invisibles dans le noir, semblent vouloir susurrer une dernière menace près de l'oreille de cet animal déguisé en homme. Elles mordent, s'apprêtent à entailler la chair. Mais il n'y a finalement que le silence, et puis un bruit de clé chutant sur le sol. Un carré de lumière y apparait, donnant sur une dernière salle.



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